Ali Musagara: Avant d’accuse le Rwanda, ils devraient d’abord demander à Kabila et aux FARDC combien de tonnes de munitions ils nous laissent aux champs de bataille

Ali Musanga chef de département Mobilisation, Jeunesse, Sport et Loisirs du M23.

Ali Musanga chef de département Mobilisation, Jeunesse, Sport et Loisirs du M23.

Réaction du département de la mobilisation, jeunesse, sports et loisirs du m23 face au dernier rapport de  Human  Right Watch : Les ONG des droits de l’homme asservies au  régime de Kinshasa

Alors que nous nous acheminons vers  notre deuxième année d’existence et de lutte pour la restauration de la dignité de notre alma mater, la République Démocratique du Congo et de nos compatriotes. Notre parcours est parsemé des plusieurs cabales et campagne d’intoxication visant à souiller le sens même de notre lutte et ternir notre image. Cette campagne acharnée émane des différents rapports dont les contenus sont fournis par les services secrets du régime de Kinshasa aux fins dont seuls leurs auteurs détiennent les secrets et maitrisent les motivations.    

Nous acceptons que nous avons les moyens financiers limités pour faire face à ce gouvernement quant à ce qui concerne la corruption, que nous combattons d’ailleurs, mais tout compte fait nous ne comprenons certainement pas comment des organisations qui se veulent des droits de l’homme puissent accepter ces genres de pot de vin pour qu’elles puissent diffuser des publications comblées des flagrantes incohérences et de fait, erronées que nous tenterons de prouver les différentes failles dans les lignes qui suivent.

Dans son rapport du 22 juillet 2013, Human Right Watch parle des exécutions sommaires et des viols sur base des témoignages récoltés à une population enquêtée hostile à notre cause.

Nous avons récemment prouvé aux yeux du monde que nous n’avons jamais eu la volonté de collaborer avec des criminels et, c’est pour cela que vous l’avez tous constaté en mois de mars dernier nous avons pris les soins de nous débarrasser de tous ceux là qui allaient à l’encontre de nos règles et principes  et qui auraient des rapports avec des personnes poursuivies par les juridictions internationales. Ces personnes avaient aussi des compagnons et des militants dont la plupart se trouvent dans le camp de réfugiés au Rwanda, d’autres ont déserté et d’ailleurs ces derniers constituent une portion de la population enquêtée dans ce rapport. HRW le précise en disant que leurs informations émanent des entretiens effectués avec des anciens combattants du M23 qui ont cependant été chassés de ce mouvement depuis fin Mars de cette année pour des motifs que vous connaissez déjà ; voudriez-vous qu’ils vous disent quoi à propos de notre mouvement à part nous barbouiller ?

Par ailleurs nous nous posons la question de savoir comment toute une grande organisation comme Human Rights Watch qui a le crédit de la communauté internationale se permettrait de diffuser des telles publications sur base des données recueillies à un échantillonnage non seulement ciblé mais aussi amoindri. Elle s’est penchée sur les renseignements fournis par  cent personnes qu’elle a ciblées par des critères purement subjectifs pour une population de plus de cinq cents milles personnes.   

Quand HRW impute par exemple au Rwanda de pouvoir nous assister par des vivres, ceci est une preuve éloquente que ses enquêteurs n’ont même pas eu le temps de descendre sur terrain pour se saisir de la situation dans le territoire de Rutshuru et Nyiragongo et c’est en quelque sorte se moquer de nos populations. Qui ignore que ces territoires ont un sol volcanique réputé par son intense fertilité. Nos populations, par leurs travaux champêtres nous procurent tout ce dont nous avons besoin pour vivre nous citons entre autre le Haricot, le maïs, le sorgho, la patate douce, les pommes de terre, etc.

Et si par hasard ses enquêteurs seraient arrivés dans le territoire sous notre contrôle, nous dirions qu’ils n’ont pas usé de leur sens d’analyse avant d’exhiber leurs données car, ils soutiennent que nous recevons l’assistance en munitions du Rwanda. Beaucoup de gens et d’institutions ont toujours eu à énoncer cela dans leurs publications quotidiennes oubliant qu’ils enracinent la haine à l’égard des populations rwandophones ; de notre part nous continuerons sans cesse à nous exprimer en disant qu’ils ont tord. Nous pensons qu’avant d’arborer ces genres de débat, ils devraient d’abord demander à Kabila et aux FARDC combien de tonnes de munitions ils nous laissent aux champs de bataille.

A cela, nous vous prions de bien vouloir feuilleter l’histoire de notre lutte et vous comprendrez que l’arsenal militaire dont nous disposons et que nous utilisons évolue au fur et en mesure que nous avançons. Ne nous dites pas que l’Etat du Rwanda cessait d’exister quand on était encore à RUNYONI car vous êtes sans ignorer que le temps que nous n’étions qu’au début c’est à dire RUNYONI et CYANZO, nous n’avions que des armes légères que nous avons apportées en décampant des FARDC, mais avec la prise de Bunagana, KIWANJA, RUTSHURU,RUMANGABO et GOMA n’en parlons pas, vous êtes au courant des genres de munitions en quantité et en qualité, que nous avons récoltées dans toutes ces contrées, lesquelles munitions abandonnées par les FARDC.

Les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo comportent même avant notre existence des groupes de défense locale qu’on appelle communément des « locals defense » qui sont composés par des personnes non armées qui prennent soins de leur territoire face aux différents bandits et autre malfaiteurs qui surgissent à tout moment et tabassent le peuple ; ces groupes n’étant pas outillés, sollicitent du M23 une formation appropriée que nous leur accordons pour un peu plus de professionnalisme dans leur métier de défense du peuple. Malheureusement pour nous, HRW dans ce rapport nous impute de vouloir former par force les chefs locaux de notre territoire.

Les dirigeants politiques de la RDC utilisent des groupes armés FDLR, MAÏ MAÏ et NYATURA et autres  qu’ils assistent financièrement et matériellement pour nous déstabiliser en tuant, pillant et violant nos populations. Dans le processus de protéger celles-ci, nous avons détenu en guise d’enquête certaines personnes dont les unes étaient relâchées s’avérant qu’elles n’étaient pas en collaboration avec ces forces négatives mais les coupables ont été transférées dans la prison centrale de Rutshuru, tout cela après avoir été soumis aux instances judiciaires du mouvement.  Après ces opérations nos populations commencent à vaquer quotidiennement à leurs occupations car elles savent qu’elles sont déjà  à l’abri des dangers. Ça démontre suffisamment combien ces dites opérations ont été fructueuses  et pour autre preuve, nous sommes parvenus à éliminer le numéro 2 des FDLR en la personne du colonel SANGANO MUSUHUKE alias SOKI  en date du 10 juillet de cette année.

Certes, par contre, nous nous demandons pourquoi Human Rights Watch ne se serait pas intéressée au théâtre d’enlèvement dont sont victimes les populations rwandophones  de la ville de Goma. Une vraie chasse basée uniquement sur des critères linguistique, morphologique et tribal que subissent  certaines personnes soupçonnées de pouvoir collaborer avec le M23 sans aucune preuve quelconque. Les unes sont relâchées après avoir corrompu  les agents de l’ANR, les autres subissent des tortures et autres traitements inhumains et dégradants pour être ensuite portées disparues ou carrément être  transférées à Kinshasa dans des prisons où les conditions de vie sont insupportables.

Ce qui est fort étonnant dans ce rapport  est le fait pour HRW  d’exprimer tout haut qu’il avait voulu contacter le Chef militaire de notre mouvement, le Général de brigade SULTANI MAKENGA mais il serait indisponible au moment où nous savons que ce n’est pas son caractère. Combien de journalistes, d’écrivains, d’éditeurs de journaux et beaucoup d’autres  a t-il déjà reçu pour des entretiens en dépit de son temps qui lui est fugace. Certains vous diront qu’il est parvenu même dans le temps à  abandonner les opérations qui étaient en cours pour une visite des agents du CICR.

En attendant la réaction de notre mouvement, eu égard à ce qui précède, nous comprenons que ce rapport a été publié sur base des faits moins scientifiques et on douterait même des recherches effectuées. Cependant nous réitérerons notre confiance en cette organisation si et seulement si elle parvient à démentir cela en essayant de diffuser la véracité des faits sur terrain sans aucune partialité quelconque. Il faudra se focaliser beaucoup plus sur les exactions des services de renseignement de la RDC, sur les différentes magouilles des dirigeants congolais et surtout sur les différentes  agitations des FARDC quand elles veulent fuir, leur comportement au combat  qui s’exprime par des tueries, vols, pillages, viols des populations ; le cas récent de pilonnage non ajusté des hélicoptères qui n’ont pas atteint leur cible mais plutôt, ont tué des populations innocentes riveraines de Rumangabo.

Nous vous prions de bien vouloir tenir compte de nos présentes préoccupations susmentionnées.

ALI MUSAGARA

Chef du Departement

Rumangabo- Congo: Le M23 condamne La stratégie irresponsable et meurtrière dont seules la MONUSCO et la FARDC sont répondants

Communiqué Officiel N°048/M23/2013

Comme nous le dénoncions dans notre Communiqué Officiel N°047/M23/2013 du mardi 16 juillet 2013, la Mission des Nations-Unies au Congo, MONUSCO en sigle, a délibérément cédé à l’Armée Gouvernementale ses postes d’observations au-dessus des collines qui surplombent la localité de MUNIGI pour servir de base d’appui de l’artillerie à l’offensive gouvernementale contre les positions défensives tenues par nos forces armées. Il s’agit là, comme nous le prévenions, d’un risque majeur étant donné que cette stratégie plaçait les habitations civiles et la base militaire de la MONUSCO dans le champ des tirs des canons des belligérants.

La Direction de notre Mouvement vient d’apprendre qu’au cours de l’offensive à l’arme lourde menée par l’Armée gouvernementale ce mercredi 17 juillet 2013, la base militaire de la MONUSCO aurait essuyé des tirs de mortier qui auraient causé certains préjudices sur ses installations.

Pour la seconde fois, notre Mouvement condamne cette stratégie irresponsable et meurtrière dont seules la Mission Onusienne au Congo et les Forces Armées de la RDC sont répondants des préjudices causés et ceux à venir. Fait à Bunagana, le 17 juillet 2013

Le Chef de Département de la Communication et Médias

Amani KABASHA

CHECK WHAT FARDC SUPORTED BY MONUSCO DID TO CIVILIANS

#Congo – #DRC :The whole village is burning and yet Joseph Kabila is different to Assad & Gadaffi

kABILA ET ASSAD22CLICK HERE AND SEE JOSEPH KABILA’S CRIMES IN DRC

CONGO- DRC :Sorry to show You this. Massacre in Rumangabo by The Ciminal Joseph Kabila

 

NANOJV :

Massacre de civils à Rumangabo. Il faut avoir bu beaucoup de “горілка” ou par peur, tirer les roquettes de très très loin pour rater la cible.

Rumangambo Map

Rumangambo Map

The Village near Rumangabo Where Civilinas were Killed by kabila's helicopters

The Village near Rumangabo Where Civilinas were Killed by kabila’s helicopters

but it (RUMANGABO) is a legitimate target for the FARDC,” Colonel Olivier Hamuli said on Reuters.

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Victim of Kabila's helicopters attack near Rumangabo

Victim of Kabila’s helicopters attack near Rumangabo

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REUTERS WROTES:

“(The helicopters) have been over Rumangabo for the last two hours. It seems there have been quite a number of victims,” said Emmanuel De Merode, chief warden at the Virunga National Park, which has its headquarters a few kilometres from the camp.

He said 10 civilians wounded in the strikes had been admitted to the park’s infirmary. One man lost his leg, and two children were seriously injured by shrapnel, he added. The rest of the victims were not seriously wounded.

“They missed their target and hit civilians,” M23 spokesman Amani Kabasha said.

He said four people, including three children, died when several homes were destroyed in the raids. However there was no immediate independent confirmation of the deaths.

Araud of France Tells ICP 391st is “Best Unit” in DRC Army, Being “Reassessed”

 

 

 

Victim of Kabila's helicopters attack near Rumangabo

Victim of Kabila’s helicopters attack near Rumangabo

By Matthew Russell Lee / innercitypress.com

 

UNITED NATIONS, July 24 — While the Congolese Army was blasting away at Rumagabo on Wednesday, apparently killing civilians including children there, Inner City Press at the UN in New York exclusively asked French Permanent Representative Gerard Araud about the UN’s stated Human Rights Due Diligence Policy, quoted below.

 

  Specifically, Inner City Press asked how it could be that UN Peacekeeping chief Herve Ladsous, the fourth Frenchman in a row to hold the post, continued UN support to the 391st Battalion of the Congolese Army after it was implicated in 135 rapes in Minova in November.

 

  Now, the same 391st Battalion has been implicated in the desecration of corpses. Has the Policy failed? Or has Ladsous?

 

  Araud responded citing higher numbers of arrests than even Ladsous has, and saying “even the Americans” are in a tough spot, since the 391st is the “best unit” of the Congolese Army, “which doesn’t have many good units.” (The 391st Battalion was trained by the US in 2010; Inner City Press requested, obtained a US Mission comment, here.)

 

  If its “best” units commits mass rape and desecrates corpses, what of the other ones, in Rumagabu for example? Secretary General Ban Ki-moon’s outgoing deputy spokesperson Eduardo Del Buey told Inner City Press the UN doesn’t know anything about that fighting — hard to believe.

 

  Of the Human Rights Due Diligence Policy and the 391st Battalion, Araud exclusively told Inner City Press on Wednesday that “these issues have been raised in the Council, the Secretariat was following it.”

 

  Of the mass rapes in November Araud to his credit endeavored to give a substantive answer, saying, “after Minova twelve officers were suspended, twenty nine soldiers were arrested and two or there indicted.”

 

  Other have said that only two of the arrests were for the rapes. Inner City Press has repeatedly asked the UN; Ladsous’ four spokespeople have left questions unanswered for twenty five days (and one of them tried again to bypass Inner City Press for Ladsous’ favorite Agence France Presse again on Wednesday, story here.)

 

While Ladsous and his spokespeople have never said it, Araud on Wednesday told Inner City Press that “they said the support to the units have been, I guess, drastically reduced… they didn’t say totally cut.”

 

  Here as promised is the UN Human Rights Due Diligence Policy as explained by Ban’s outgoing chief lawyer Patricia O’Brien at a July 9, 2013 meeting on which Inner City Press exclusively reported:

 

“First, the UN cannot provide support to non-UN security forces where there are substantial grounds for believing there is a real risk of those forces committing grave violations of international humanitarian, human rights or refugee law. Secondly, where grave violations are committed by non-UN security forces that are receiving support from the UN, the UN must intercede with a view to bringing those violations to an end. And thirdly, if, despite such intercession, the situation persists, the UN must suspend support to the offending forces.”

 

  The policy does not speak of calibrated “reduction” in support. Also, Ladsous clearly miscalculated on the risk, as evidence by the continued abuses committed by the 391st Battalion, up to desecration of corpses.

 

  Of that, Araud said, “Now after what jsut happen, they are re-assessing.” You would think – but given Ladsous’ refusal to answer questions, how would you know?

 

  Araud also tried to spread the blame away from Ladsous, up to Ban Ki-moon himself, telling Inner City Press “the decision is by the SG himself, there are several entities, OLA, DPKO, [Zainab] Bangura and Human Rights, the recommendations are to the S-G, now I guess they re-assessing.” Before or after the Congolese Army kills more civilians? Watch this site.

 

Ce matin Deux hélicoptères de FARDC ont lâcher plusieurs bombes sur un quartier périphérique du camp militaire de Rumangabo

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A 11h45 de ce 24 juillet 2013, deux hélicoptères de FARDC viennent de lâcher plusieurs bombes sur un quartier périphérique du
camp militaire de Rumangabo, dans le village de Kasenkere plus précisément dans l’agglomération populaire située à 2000 m
seulement de l’entrée principale du camp militaire de Rumangabo. Le bilan de ce bombardement criminel fait état de 3 enfants
d’une même famille calcinés dans leur case, un homme tué, un autre amputé d’une jambe et plusieurs blessés parmi les habitants
qui viennent d’être acheminé à l’hôpital.
Ce bombardement insensé et irresponsable sur la population civile du territoire sous-administration du M23 est un signe qui cache
mal l’état des lieux sur les fronts militaires de ces derniers jours. Sur le ring (à Kanyaruchinya particulièrement) les forces
gouvernementales sont aux abois et la tournure des événements sur le plan militaire, plonge le Gouvernement de Kinshasa dans le
désespoir total. Incapable d’atteindre son adversaire sur le théâtre des combats depuis pratiquement 2 semaines que durent les
affrontements entre les FARDC et le M23, ce Gouvernement s’en prend maintenant à des objectifs civils du territoire sous
administration du M23. Le M23 dénonce cette démarche, empreint de vilenie, que le Gouvernement de Kinshasa adopte et il prend à
témoin l’opinion tant nationale qu’internationale qu’il prie de relayer cette dénonciation et de condamner ces bombardements avec
la plus grande énergie.
Le M23, enragé par pareil acte contre une population civile à laquelle le Gouvernement scélérat de Kinshasa reproche d’être resté
(malgré la présence du M23) dans ses habitations et ses champs, au lieu de se résigner bêtement à aller vivre dans les camps de
déplacés de Mugunga ou d’ailleurs, situation dramatique qui, absurdement, conforte ce Gouvernement de Kabila.

La red action/ soleildugraben.com

If you want to understand how #HRW gets its info on DR Congo, Read this

One of the two photos of the 15-year old TUYIZERE Eric, whom the Congolese intelligence apparatus gave to journalists

One of the two photos of the 15-year old TUYIZERE Eric, whom the Congolese intelligence apparatus gave to journalists

Inside DR Congo information fabrication machine (EXCLUSIVE)

by Titus Moses Mugabo /rnanews.com

On a Tuesday afternoon of June 11, 2013, an unknown number appeared on the phone of Goma-based journalist Mafisango. When he picked up, a voice sounding authoritative summoned him to a known military fortress in Goma. Mafisango, who was used to getting such calls, knew something “big” was coming.

On arrival there, Mafisango found about 9 other journalists – representing several Goma based media. The journalists were taken to a room where they were given an audio recording and a photo of what looked like child of about 15 years. Since they had been used to getting such information from Congo’s intelligence, Mafisango and the others knew exactly what to do with the information.

Among the media represented was RAGA FM which covers almost the entire DRC and Radio KIVU-1, which relays mainly around large parts of the Kivus. The next morning on Wednesday at around 7am, MAGLOIRE PALUKU of Radio KIVU-1 released his segment of the news and by 10am, the information was spreading like wildfire on Facebook.

“Une fabrication de tres haut niveau”

The photo and audio recording were of a 15-year old boy who claimed to be TUYIZERE Eric, a Rwandan, who had been trained by the Rwandan army and sent to do espionage for M23 rebels. TUYIZERE said he was born in Bigogwe, North West Rwanda, and that is where he went to school. It is also the same place he was taken for alleged military training.

According to journalist Mafisango, the audio sounded a fabrication of the highest order (“une fabrication de tres haut niveau”). Doubtful about the information, Mafisango contacted Rwanda News Agency (RNA) on June 12 and repeated the information to us as provided by DRC intelligence. To allow Mafisango speak freely, RNA agreed to give him anonymity and therefore that is not his real name.

Fact-checking TUYIZERE Eric

According to Mafisango, the journalists were shown the teenager TUYIZERE Eric, but did not speak to him. Instead, DRC security officers in the room said the boy had been arrested in Goma on June 10.

From the audio recording, the boy spoke very fluent French, and which he supposedly learnt at a primary school in Bigogwe. A problem emerges here. Bigogwe is a very remote area of Rwanda where a child will more likely finish primary school with a very low ability to speak French.

TUYIZERE says on the audio that he was born in October 1998 and began military training in 2002 – which is four years after! How can such a baby be recruited for military training, when it care barely speak? On the audio, the boy claims to have studied French, English and Swahili.

In Rwanda, for some years now, the mode of instruction is English, and French is taught simply as a subject. How a primary pupil from Bigogwe managed to perfect in the 3 languages is an issue Congo’s intelligence services should have thought about seriously.

So who is fabricating Congo’s propaganda?

When the selected Congolese journalists were summoned, none came from UN-funded Radio OKAPI – which is the biggest and most listened to in DRC. Perhaps the DRC security apparatus was aware OKAPI could not accept any such information. The story of TUYIZERE Eric did not appear in any foreign media, and on Facebook, many Congolese in their comments doubted its authenticity.

So who is doing such shoddy work for the Congolese government? It is also important to note that it is not the first time such information has come out. RNA has been putting together the information. The man responsible is by the names KALEV MUTOND, head of ANR (Agence Nationale de Renseignements). He spends most of his time in Goma with no publicly known office.

Last year, DRC went public with 11 men who were allegedly formerly from the Rwanda FDLR militia group and had been sent back to fight for M23. The men ended up at a MONUSCO base. It turned out later; none of the men had been to Rwanda. When confronted by Rwanda Defense Minister Gen James Kabarebe, KALEV MUTOND had no further proof.

Then another case came. A much prized UN Group of Experts (UNGoE) report released mid last year claimed that Rwandan soldier Capt Saddat Janvier had been captured commanding M23 rebels. This fabricated piece had been availed to former UNGoE head Steve Hege by KALEV MUTOND, and the item was inserted into the reported without asking any questions.

Capt Saddat Janvier, the man in question was discovered in August to have been a Congolese military officer with ID No 166964208920 from Regiment 807 based in Butembo.

General Kabarebe speaks

To understand how Congo’s ANR operates when collecting such fabricated information, we go back to a rare interview Rwanda’s Defense Minister General Kabarebe gave to French newspaper Le Soir in June. Gen Kabarebe revealed Col. Jean-Claude Yav, the commander of FARDC military intelligence, called “Détection Militaire des Activités Anti-Patrie (DEMIAP).

Both KALEV MUTOND and Col. Jean-Claude Yav are known to Gen Kabarebe. At a meeting in Goma between Rwandan and Congolese top military officials at the height of DRC crisis, Col. Jean-Claude Yav did the unthinkable for an officer of his level.

This is how General Kabarebe narrated: The truth is that while we were in Goma for a meeting, the head of the Congolese military intelligence came to me in my room, and spoke about the story of the captain. He said, “We made a big mistake by making these kinds of stories against Rwanda, it has already cost us so dear … this Captain Saddam belonged to the Congolese army, but it was Kalev who decided to make a fake Rwandan identity card and send fake testimony to the UN… Can you imagine that decisions are made on such a basis?”

Human Rights Watch falls into the trap

The Congolese military is not alone in the quest for information in eastern DRC to prove Rwanda’s involvement. Human Rights Watch has been found to be paying Congolese witnesses for claims of rape and forced recruitment.

In December last year, damning details emerged about HRW. French newspaper Liberation reported that a HRW investigator named Lane had been offering financial compensation for “testimony against the M23”. In a country like DRC, where people go hungry, any amount can buy anything for HRW.

A detailed review of another report released today shows that Human Rights Watch will do anything to keep itself in the news. It writes: “Two former M23 officers told Human Rights Watch that some of the Rwandan fighters in their units told them they had served in Somalia or Darfur as part of the Rwandan army’s peacekeeping contingent.”

First; Rwanda has never sent any troops to Somalia. And for the case of Darfur, even if Rwanda has soldiers there, it would be insane to suggest a trained military officer from Rwanda’s well-respected army does not remember whether they served in Darfur or Somalia.

The report also claims to have interviewed the 15-year-olds. It may not be surprising to suggest that one of the two 12-year-olds is actually TUYIZERE Eric who was paraded before Congolese journalists. Meanwhile, for journalist Mafisango, similar phone calls are always coming, because after each such meeting, the journalists are paid for the day’s work.

Also Read : On DR Congo, HRW Buries Mistake as France Dumped Ladsous on UN