Droit de réponse de Mr ALI MUSAGARA à Colette Braeckman

Colette BRAECKMAN ;

Après lecture minutieuse de votre publication du 11 juillet 2013 intitulé : « Internationalisation ? Des Shabbabs au Nord-Kivu ? », il se remarque même pour les non initiés qu’en dépit de  toutes ces années consacrées à la recherche sur la région des grands lacs africains, vous avez encore difficile à présenter les faits tels qu’ils sont lorsqu’il s’agit d’analyser la situation de l’Est de la République Démocratique du Congo sinon les gauchir  pour des intérêts occultes dont, je suppose, vous seule connaissez les motivations.

Hormis les incohérences de fond et de forme ainsi que des contradictions notoires que comporte cette publication, vous m’avez arbitrairement accusé de collaborer avec les terroristes Al- Shabbabs et que j’aurais la facilité de recruter au sein de la communauté islamique tout simplement parce que je suis musulman et je porte un nom d’origine arabe « ALI ».

En fait, madame, votre propos antisémitique est non seulement en violation de la DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 à son article 18 et à la CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L’HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES adoptée à Rome, le  04 novembre 1950 à son article 9 ; mais aussi insinue tacitement que la religion musulmane serait une religion terroriste.

Je suis donc très touché d’être jugé à cause de mon appartenance à la religion musulmane, pourtant en tant que révolutionnaire, comme chef du Département de la jeunesse au M23,  je défends sans équivoque et crois fermement aux valeurs républicaines, et mes convictions politiques sont en antipode avec toute forme de collaboration ou complicité avec n’importe quel mouvement terroriste que ce soit.

Je m’interroge alors, si par l’usure d’âge  même une chevronnée de votre carrure peut perdre des notions abécédaires d’un métier qu’elle a exercé pendant si longtemps : la récolte des informations, le traitement et la diffusion. Ou peut-être la célèbre Collette Braeckman est tombée dans le charme du pouvoir de Kinshasa pour bénéficier des milliards de dollars que Kabila a largué sur le marché pour quiconque salirait ses opposants ?

Madame, suite au caractère diffamatoire et antisémitique que comportent vos propos, je me réserve  le droit d’ester une action en justice  pour que vous prouviez toutes vos allégations. Sinon, je me contenterai d’une simple réparation en publiant d’une manière objective et sans interférence politique la réalité  sur la crise à l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

ALI MUSAGARA

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