JOseph Kabila risque de vivre le sort de Laurent Gbagbo, humilié dans son bunker « ne me tuer pas ».

Joseph Kabila Mutu pasi

Joseph Kabila Mutu pasi

Signataire de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, J. Kabila est entre le marteau et l’enclume. Le gouvernement congolais a le devoir de veiller à l’application de cet accord, il a l’obligation d’arrêter et transférer tous les criminels recherchés par la justice Internationale, Kinshasa aura-t-il le courage de livrer ces hautes personnalités ? Par ailleurs, les propos captés auprès de nos sources à l’ambassade de France, J. Kabila est désormais dans l’étau. En effet, François Hollande, dans un entretien avec Ban Ki Moon en octobre 2012 à l’Elysée, avait obtenu le quitus des Nations Unies d’enclencher le mécanisme « de capturer » J. Kabila vivant pour l’acheminer à la Haye. En cas de résistance armée de la part de la cible, la résolution 2098 proposée par la France donne l’aval à la brigade d’intervention de procéder à la mise en exécution des mandats d’arrêt internationaux, en d’autres termes « arrêter » les criminels recherchés par la CPI, sans le consentement du gouvernement de Kinshasa.

Il se murmure dans les cercles de renseignement de la Monusco, Eupol, et Eusec dans la ville de Kinshasa où l’on considère que J. Kabila est devenu le portrait-robot d’un homme agité, surtout après avoir appris la nouvelle de l’arrivée de la procureure de la CPI à Kinshasa. Le délai de 15 jours donné par François Hollande au gouvernement Congolais pour la mise en exécution de l’accord-cadre expire le 14 juin. Jusque là, Kinshasa n’a rien accompli sur les engagements nationaux prix à Addis-Abeba. Ainsi, la communauté internationale veut passer à la phase finale : l’arrestation de J. Kabila… Les manifestations de qui vive sont visibles dans le camp de la majorité au pouvoir en apprenant la nouvelle de l’arrivée de Fatou Ben Souda, après la rafale diplomatique des hautes personnalités des Nations Unies.

L’homme qui dirige la RDC par défi serait en réalité loin d’avoir la paix de l’esprit, la peur est là, elle est réelle. En effet, la procureure de la CPI arrive à Kinshasa avec des nouveaux mandats d’arrêt, et dans ce lot d’enveloppes, on parle dans ces cercles de renseignement des noms d’André Kimbuta, gouverneur actuel de la ville de Kinshasa, aussi de Zoé Kabila, qui ont été cités dans plusieurs rapports comme responsables de la répression brutale et meurtrière du 26 novembre 2011 à l’aéroport de Ndjili.

L’autre nom est celui du général Oleko, apparu dans l’enquête préliminaire fait par les interpellateurs de la CPI qui séjournent dans la discrétion à Kinshasa. Ils ont des images de la barbarie policière lors de l’arrivée d’Etienne Tshisekedi d’Afrique du Sud en mars 2013. Mais les plus cité est celui du très célèbre général, l’intouchable John Numbu, accusé de crimes contre l’humanité dans le dossier « Budia du Congo », l’affaire ayant conduit à la mort de Floribert Chebeya et Fidele Bazzana.

J. Kabila devant un mur infranchissable

Signataire de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, J. Kabila est entre le marteau et l’enclume. Le gouvernement congolais a le devoir de veiller à l’application de cet accord, il a l’obligation d’arrêter et transférer tous les criminels recherchés par la justice Internationale, Kinshasa aura-t-il le courage de livrer ces hautes personnalités ?

Par ailleurs, les propos captés auprès de nos sources à l’ambassade de France, J. Kabila est désormais dans l’étau. En effet, François Hollande, dans un entretien avec Ban Ki Moon en octobre 2012 à l’Elysée, avait obtenu le quitus des Nations Unies d’enclencher le mécanisme « de capturer » J. Kabila vivant pour l’acheminer à la Haye. En cas de résistance armée de la part de la cible, la résolution 2098 proposée par la France donne l’aval à la brigade d’intervention de procéder à la mise en exécution des mandats d’arrêt internationaux, en d’autres termes « arrêter » les criminels recherchés par la CPI, sans le consentement du gouvernement de Kinshasa. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la visite de Barack Obama en Afrique du sud et Tanzanie, deux pays pourvoyeurs de la fameuse brigade spéciale. Ça sonne le glas, J. Kabila risque de vivre le sort de Laurent Gbagbo, humilié dans son bunker  « ne me tuer pas ».

[Yves Kongolo]

One thought on “JOseph Kabila risque de vivre le sort de Laurent Gbagbo, humilié dans son bunker « ne me tuer pas ».

  1. Kabila lâché par ses protecteurs, pourrait bientôt rejoindre son ennemi juré qu’il a livré à la CPI, le général Bosco Ntaganda. La justice de Dieu dit: “si tu tues par l’épée, tu seras tué par l’épée”. Fin de citation.
    La brigade d’intervention rapide de l’ONU est, selon l’article intitulé “Joseph Kabila risque de vivre le sort de Laurent Bagbo, humilié dans son bunker: “ne me tuez pas”, signé par le journaliste Yves Kongolo”, nous révèle entre autres que cette brigade est confiée d’ une double mission celle plus connue de tous de combattre le M23 et celle, la moins connue, d’arrêter Joseph Kabila et de le transférer à la cour pénale internationale de la Haye. Voilà un nouvel organe mis à la disposition de la CPI d’arrêter qui elle veut, en commençant d’abord par le fidèle serviteur Joseph Kabila et tous les chefs d’Etats africains de la sous région des Grands Lacs, ensuite.
    Un fiasco juste deux ans après la célébration, en grande pompe, du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Congo. Ceci est la preuve que l’indépendance totale du continent africain n’est qu’une illusion. Qui vivra verra.
    A bientôt.

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