Addis Abeba: Ni force d’intervention ni chapitre 7

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Sans surprise, l’accord-cadre signé à Addis-Abeba vient de livrer ses secrets. Il porte les signatures de 6 chefs d’Etat qui ont effectué le déplacement de la capitale éthiopienne hier dimanche 24 février. Il s’agit des Congolais Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso, du Sud-africain Jacob Zuma, du Rwandais Paul Kagame, du Tanzanien Jakaya Kikwete et le chef de l’Etat mozambicain.

 Au même moment, des représentants de l’’Ouganda, de l’Angola, du Burundi, de la Centrafrique et de la Zambie ont également paraphé le document au nom de leurs chefs d’Etat respectifs, selon une dépêche de l’agence France presse. Malheureusement, la question de la force neutre et de l’application du chapitre 7 du mandat de la Monusco est renvoyée aux calendes grecques. Onze Etats et quatre institutions sont ainsi appelés à conduire à bon port l’accord du 24 février 2013. Des exigences sont faites au gouvernement de la RDC, aux pays signataires de la région et à la communauté internationale. Les principes énoncés attendront la mise en place des mécanismes d’exécution.

Ce quinzième accord du genre serait considéré comme susceptible de « mettre un terme aux cycles de violences récurrentes ». La RDC qui doit poursuivre les réformes entamées dans les secteurs de la sécurité, de la consolidation de l’autorité de l’Etat « en empêchant aux groupes armés de déstabiliser les pays voisins, de la décentralisation, … devraient également toucher à la « promotion structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances et promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation ».

Les Etats frontaliers sont invités « à ne pas s’ingérer dans les affaires internes des voisins ». Alors qu’obligation est faite de « renforcer la coopération régionale, y compris à travers l’approfondissement de l’intégration économique avec une attention particulière accordée à la question de l’exploitation des ressources naturelles. 

Plutôt que de s’engager en faveur de la détermination sans équivoque de la mission de la force neutre ou d’interposition, une force avec comme mandat clair : l’imposition de la paix dans l’Est de la RDC. Ce principe primordial aurait dû être énoncé. Laissant perplexes les Congolais, l’accord se contente de proposer « une revue stratégique de la Mission de stabilisation de l’organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) afin de renforcer son appui au gouvernement pour faire face aux enjeux d’ordre sécuritaire et favoriser l’expansion de l’autorité de l’Etat ».

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