Archive | February 2013

Le Haut-Commandement Militaire du M23 vient de destituer Monsieur Jean-Marie Runiga.

Jean Marie Runiga

Jean MARIE Runiga

Le Haut-Commandement Militaire du Mouvement du 23 Mars vient de prendre une décision à savoir la destitution de Monsieur Jean-Marie RUNIGA de la présidence du Mouvement. Dans ce communiqué signé par le chef d’Etat Major Général de l’ARC, le Gén, Bde MAKENGA SULTANI,  accuse RUNIGA d’avoir collaboré avec Bosco NTAGANDA, fait consideré de tres haute trahison. Source: Soleil Du graben

Décision N°O13/HCM/M23/2013 du 27 février 2013
portant destitution du Président du Mouvement du
23 Mars
Le Haut-Commandement Militaire
Vu le Statut du Mouvement du 23 mars tel que
modifié à ce jour,


Vu le Règlement Intérieur du Mouvement du 23
mars,


Vu la Décision N°002/HCM/M23/CNDP/2012 du 09
Juillet 2012 portant création d’un organe en
charge de la Coordination de l’action politique du
Mouvement,


Vu la Décision N°003/HCM/M23/CNDP/2012 du 09
Juillet 2012 portant nomination d’un Coordinateur
de l’action politique du Mouvement,


Vu les résolutions pertinentes de la session
extraordinaire du Congrès du Mouvement du 23
Mars tenues en date du 17 Août 2012 relatives à la
restructuration du Mouvement,


Considérant la nécessité de garantir la défense et la
protection de la noble cause qui a présidé à la
création du Mouvement du 23 Mars ;


Considérant l’incapacité de Monsieur Jean-Marie
RUNIGA LUGERERO à conduire la vision du
Mouvement du 23 Mars et à mettre en oeuvre son
programme politique,


Considérant l’incapacité de l’intéressé à définir une
orientation politique générale aux différentes
structures du Mouvement en vue de leur assurer la
visibilité requise et appropriée à la défense de la
cause ;


Attendu qu’il est établi en fait ce jour que Monsieur
Jean-Marie RUNIGA LUGERERO a offert de manière
illégitime de l’espace politique aux personnes
inconnues du Mouvement, en l’occurrence le
Général de Brigade Bosco NTAGANDA, leur
permettant d’exercer une influence négative sur les
décisions du Mouvement au plus haut niveau ;
Attendu que l’intéressé, pendant son mandat à la
tête de notre organisation, a détourné les
ressources financières du Mouvement pour appuyer
des activités illégitimes et prohibées, notamment le
recrutement des cadres politiques et militaires pour
le compte du Général de Brigade Bosco NTAGANDA
dont il est aujourd’hui subordonné, faits ayant
permis à ce général de tenter une incursion dans l’
espace sous notre contrôle pour y semer troubles
et divisions ;

Attendu qu’il pèse sur Monsieur Jean-Marie RUNIGA
LUGERERO plusieurs chefs d’accusation
notamment la malversation financière, les divisions,
la haine ethnique, l’escroquerie et le manque de
professionnalisme et d’éthique politique ;
Attendu qu’au cours de la réunion du Haut-
Commandement Militaire de ce jour, élargie aux
Membres du Conseil exécutif et aux cadres
supérieurs responsables des différents services du
Mouvement, l’intéressé a reconnu les faits lui
reprochés et a, à cet effet, accepté de se plier à la
décision définitive du Haut-Commandement
Militaire ;
Attendu que, dans ses conclusions, le Haut-
Commandement Militaire a qualifié de haute
trahison les faits reprochés à Monsieur Jean-Marie
RUNIGA LUGERERO,
Attendu qu’il sied d’assurer le bon fonctionnement
du Mouvement et de le conduire réellement dans le
processus de paix en ce moment où des signaux
positifs sont émis par la communauté tant
nationale qu’internationale pour garantir au conflit
en République Démocratique du Congo une issue
pacifique et durable ;
Vu la nécessité et l’urgence,
DECIDE :
Article 1 : Monsieur Jean-Marie RUNIGA LUGERERO
est destitué de ses fonctions de Président du
Mouvement du 23 Mars ;
Article 2 : Le Vice-président du Mouvement est
chargé d’assumer, à titre intérimaire, ces fonctions
jusqu’à la nomination par le Congrès d’un nouveau
Président du Mouvement du 23 Mars.
Article 3 : Sont abrogées toutes les dispositions
antérieures et contraires à la présente décision qui
sort ses effets à la date de sa signature.
Fait à Bunagana, le 27 février 2013
Pour le Haut-Commandement Militaire du
Mouvement du 23 Mars
SULTANI MAKENGA Général de Brigade

Ci-joint, l’intégralité de la décision en Anglais.

 

KITCHANGA: A FEU ET A SANG.

Un GR de Kabil tira sur une foule de partisans de l’opposition.

Un GR de Kabila tira sur une foule de partisans de l’opposition a kinshasa.

Flash! Les affrontements de Kitchanga entre APCLS et une partie des elements FARDC viennent de prendre une autre allure(tribale). Des hotels, Bars et maisons Des Rwandophones viennent d’être incendiés. Les bureaux de l’ANR, ONG Merlin et MSF Hollande sont en feu. Le bureau de Save the children vient aussi d’être pris pour cible. Les actes de sabotage et reglement de compte sont en cours, on deplore plusieurs morts et blessés, certains sont entrain d’être evacués par les hélicos de la Monusco, selon la Radio Okapi. Les combats continus…

Depuis ce matin, la vive tension qui couvait depusi quelques jours dans la cité de Kitchanga, située à cheval sur les territoires de Rutshuru et Masisi et ancien fief de l’ex-CNDP de Laurent Nkunda a explosé! Des militaires FARDC s’y affrontent avec les soldats APCLS (Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain) du très redouté Général Janvier KARAIRI. La ville est sous les armes lourdes et automatiques, la population terrée chez elle. De nombreuses maisons de Rwandophones sans protection ont été incendiées, me rapporte un collègue qui s’y trouve bloqué par les combats et qui, avec d’autres agents humanitaires n’ayant pas réussi à se réfugier. Il y aurait également de nombreux morts. L’on ne s’explique pas encore comment les FARDC et les APCLS peuvent s’affronter alors qu’ils étaient devenus des alliés sur le champ de bataille dans le Masisi, les APCLS ayant, semble-t-il, accepté de prêter main forte aux FARDC pour “libérer” tout le territoire de Masisi et de sortir ainsi de leur maquis de Lukweti, à la frontière entre les territoires de Masisi et Walikale. Pouvons-nous parler des “accords des dupes” ou des “alliances contre-nature”? Que s’est-il donc réellement passé? Les APCLS occupent la partie Ouest de la cité (la route allant vers Mweso), coupant ainsi la route qui mènent à la base de la MONUSCO située sur une colline derrière la paroisse catholique, tandis que les FARDC qui continuent leurs opérations, occupent l’Est de la Cité. rappelons, que c’est kabila qui avait armees les Mai Mai APLCS recement! COMMENT RAMENER LA PAIX DONC DANS CETTE PROVINCE?

Honorable Moise Chokwe : Ban ki Moon Vient de Demontre que Le M23 Est Une Force Positive

L'honorable CHOKWE CEMBO MOÏSE, Notable katangais et membre de la delegation du M23 a Kampala

L’honorable CHOKWE CEMBO MOÏSE, Notable katangais et membre de la delegation du M23 a Kampala

CONGO DRC NEWS

Dans une interview accordée à Congo drc news et à Congo indépendant, vous avez déclare que vous avez quitté le PPRD de Kabila par dégout de la gouvernance kabiliste, vous sentez – vous à l’aise au M23.

Moïse Chokwe

Parfaitement à l’aise! Je peux affirmer sans peur d’être  contredit par des femmes et des hommes de bonne volonté intellectuellement honnêtes que c’est par l’action du M23 que le régime de Kinshasa accepte le dialogue et que la communauté internationale a initié l’accord de paix d’Addis abbeba signé le 24 février 2013 par les 9 chefs d’états de la CICRGL   de la SADC sous l’égide des Nations Unies.

CONGO DRC NEWS

Quelle lecture faite vous de cet accord ?

Moïse Chokwe

J’éprouve personnellement un sentiment de Satisfaction morale parce que cet accord renferme le cahier de charge du M23.

Par contre, je trouve aussi pitoyable la position du gouvernement qui a qualifie d’illégitimes les revendications du M23 parce que présentées par des congolais et se précipite à les approuver en signant l’accord de paix d’Addis abeba parce que présentées par les Nations Unies. Cela revient à dire que les mêmes revendications présentées par les compatriotes, elles sont illégitimes, elles reviennent légitimes quand la communauté internationale les endosse! Allez y comprendre quelque chose!

CONGO DRC NEWS

En tant que membre de la délégation du M23 au dialogue de Kampala, ce dialogue va aboutir à quoi ?

Moïse Chokwe

Le dialogue va aboutir à un accord de paix qui va baliser le chemin vers un dialogue intercongolais qui sera  inclusif cette fois avec la participation de l’opposition, la société civile et la diaspora. L’accord de paix d’Addis abeba va certainement donner un coup de pousse au dialogue de Kampala.

Il est honnête de reconnaitre au M23 le mérite d’avoir force le régime autocratique de Kinshasa à dialoguer et la communauté internationale qui avait toléré le hold up électoral de 2006 et de 2011 à imposer au régime de Kinshasa beaucoup plus d’obligation qu’à  d’autres états signataires  de l’accord de paix signé du 24 février 2013 à Addis abeba.

A la lecture de cet accord, il ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est la RDC qui est un problème dans l’instabilité de la sous région et c’est la mauvaise gouvernance Kabiliste qui est à la base de guerres récurrentes dans la partie orientale de la RDC en particulier et à travers tout le pays en général

Pour la poursuite du dialogue de Kampala, la délégation du gouvernement devrait retirer sa réponse de 14 pages aux revendications du M23 sur les questions sécuritaire, politique, social et économique pour la simple raison que  les Chefs d’états de la sous-régions y compris le Président Kabila viennent de les endossé à Addis abeba. Il n’a pas de honte à cela!

A mon avis l’accord de paix de Kampala peut être signé dans les 48h à compter de la reprise du dialogue car Addis abeba  a vidé des questions politiques, sécuritaire, sociale et économique posaient problèmes

Il ne reste plus qu’à statuer sur les modalités de la mise en œuvre.

CONGO DRC NEWS

Aves-vous un mot de la fin ?

Moïse Chokwe

0ui, dommage que ma voix ne va pas porter plus loin pour être entendue par les Nations Unies et les Etats Unis d’Amérique. C’est grace à l’action du M23 que l’espoir est permis pour une paix durable en RDC est dans la sous-région et si et seulement si les Etats signataires respectent l’accord de paix signé le 24 février 2013 à Addis abeba et surtout la République Démocratique du Congo dont le pouvoir est le responsable numéro Un. De tout ce qui arrive aujourd’hui au pays et dans la sous-region.

Je plaide donc pour la levée des sanctions qui frappent le M23 et certains de ses dirigeants pour des raisons ci-haut évoquées.

CONGO DRC NEWS

Merci honorable

Moïse Chokwe

C’est moi qui vous remercie

Addis Abeba: Ni force d’intervention ni chapitre 7

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Sans surprise, l’accord-cadre signé à Addis-Abeba vient de livrer ses secrets. Il porte les signatures de 6 chefs d’Etat qui ont effectué le déplacement de la capitale éthiopienne hier dimanche 24 février. Il s’agit des Congolais Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso, du Sud-africain Jacob Zuma, du Rwandais Paul Kagame, du Tanzanien Jakaya Kikwete et le chef de l’Etat mozambicain.

 Au même moment, des représentants de l’’Ouganda, de l’Angola, du Burundi, de la Centrafrique et de la Zambie ont également paraphé le document au nom de leurs chefs d’Etat respectifs, selon une dépêche de l’agence France presse. Malheureusement, la question de la force neutre et de l’application du chapitre 7 du mandat de la Monusco est renvoyée aux calendes grecques. Onze Etats et quatre institutions sont ainsi appelés à conduire à bon port l’accord du 24 février 2013. Des exigences sont faites au gouvernement de la RDC, aux pays signataires de la région et à la communauté internationale. Les principes énoncés attendront la mise en place des mécanismes d’exécution.

Ce quinzième accord du genre serait considéré comme susceptible de « mettre un terme aux cycles de violences récurrentes ». La RDC qui doit poursuivre les réformes entamées dans les secteurs de la sécurité, de la consolidation de l’autorité de l’Etat « en empêchant aux groupes armés de déstabiliser les pays voisins, de la décentralisation, … devraient également toucher à la « promotion structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances et promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation ».

Les Etats frontaliers sont invités « à ne pas s’ingérer dans les affaires internes des voisins ». Alors qu’obligation est faite de « renforcer la coopération régionale, y compris à travers l’approfondissement de l’intégration économique avec une attention particulière accordée à la question de l’exploitation des ressources naturelles. 

Plutôt que de s’engager en faveur de la détermination sans équivoque de la mission de la force neutre ou d’interposition, une force avec comme mandat clair : l’imposition de la paix dans l’Est de la RDC. Ce principe primordial aurait dû être énoncé. Laissant perplexes les Congolais, l’accord se contente de proposer « une revue stratégique de la Mission de stabilisation de l’organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) afin de renforcer son appui au gouvernement pour faire face aux enjeux d’ordre sécuritaire et favoriser l’expansion de l’autorité de l’Etat ».

Bain de foule du président du m23 Jean-Marie Runiga LUGERERO à Bunagana ce 25/02/2013

Président RUNIGA LUGERERO dans la rue de Bunagana ce 25/fev/2012

Président RUNIGA LUGERERO dans la rue de Bunagana ce 25/fev/2012

Les radios et journaux pro-gouvernementaux, en mal du sensationnel, ont eu un peu d’eau à leur moulin ces derniers jours, afin de préparer le lit aux attaques des FDLR sous uniforme des FARDC dans le territoire sous administration du M23.

Il y a belle lurette, en effet, que nos livraisons faisaient état d’accumulation des forces de la coalition FDLR-FARDC-maimai au niveau de toutes les limites du territoire M23. Le monde entier a fait la sourde oreille. Nous aimons qu’on nous attaque, a dit le Président Runiga, car cela nous ménage les conditions confortables d’exercer notre droit à la légitime défense…

Cette coalition, qui pense capitaliser les accords cadres d’Addis-Abeba, dont ils saisissent mal la quintessence, a cru réaliser un exploit en organisant des attaques simultanées sur Rubona (à deux pas de Rubare), sur Rutshuru centre et sur Rugari.  A ce dernier point, ils ont profité d’un petit retard de l’opération de relève entre les troupes relevées et relevant, tandis qu’à Rutshuru centre,  ils se sont infiltrés et, au lieu d’attaquer des cibles militaires, ces lâches n’ont eu que la marge de manœuvre suffisante pour lancer des grenades dans une alimentation à 20h, tuant sur le champ 6 civiles et 2 militaires (ces derniers venus se ravitailler en eau minérale).

Le Président Runiga, poursuivant son adresse à près de 200 cadres réunis pour la circonstance, a souligné que les accords de Kampala devraient être signés d’urgence, car s’ils ne sont pas signés ce sera un coup dur pour la paix  à l’Est, à laquelle finalement, seul le M23 croit !

Quant à l’accord cadre d’Addis-Abeba, a continué le Président Runiga, il est le bien venu, dans la mesure où ses dispositions rencontrent  beaucoup de revendications contenues dans le cahier de charge du M23 (qui est en examen approfondi à Kampala). Mais une inquiétude cependant : Comment Kabila pourra-t-il arriver à réaliser ce qu’il n’a pas su faire depuis 11ans sans être sous pression d’une force aussi redoutable que celle du M23 ? Les reformes, c’est tout ce qu’il a jusqu’ici montré l’incapacité naturelle d’opérer ! Et la démocratie, vous savez tous ce qu’il en pense. Pour mémoire, les élections de novembre 2011… Quant aux infrastructures, les chantiers sont éternels à Goma, en particulier, et dans toutes les provinces de la RDC en général. En ce qui concerne les problèmes sociaux de base, je suppose que Joseph KABILA a tout simplement vomi du sang lorsqu’il a entendu cela, car pour lui, le Congo n’est qu’un geographic area (donc un espace où il n’y a pas d’âme qui vive) dont il souhaite prolonger la gestion pour extravaser,  en 30 ans, tous les minerais vers des Etats voyous et assouvir sa soif d’appauvrir les congolais.

La confrontation entre des factions du M23 ? Simple vue de l’esprit, sinon un vœu pieux de Kabila et de tous les kabilistes : ça n’arrivera jamais, avait martelé le Président Jean-Marie Runiga avec un sourire qui en disait long, avant de clore la rencontre en trois temps :

–  En répondant aux questions et préoccupations des cadres présents,

En invitant, ensuite, toute l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des victimes de la barbarie  de Joseph Kabila et ses FDLR à Rutshuru,

–   En arpentant, à pied, les principales avenues de Bunagana, en ce lundi jour du marché pour boucler le bec à toutes les mauvaises langues qui ont jacassé sur son sort depuis 3 jours.

La rédaction

Sultani Makenga: pas question d’intégrer quelque chose qui n’existe pas. Le Congo n’a pas d’armée.

Makenga Sultani

Makenga Sultani

Les négociations de Kampala s’éternisent. Qu’en pensez-vous ?

Sultani Makenga : “Nous attendons toujours. On espère que le gouvernement de Kinshasa va régler le problème, parce que tout dépend de lui. Je reste optimiste. Nous, nous sommes pour la paix.”

Y a-t-il une date limite pour négocier ?

Sultani Makenga : “Nous sommes patients, nous suivons la volonté des pays des Grands Lacs.”

Quelle est la situation sur le terrain entre les FARDC et le M23 ?

Sultani Makenga : “Nous avions déclaré un cessez-le-feu unilatéral, mais le gouvernement continue de se préparer à nous attaquer. Il y a des renforcements partout, sur tous les axes occupés par les FARDC. Il y a des mouvements des FDLR (NDLR : rebelles hutus rwandais) et autres groupes rebelles jusque dans le parc des Virunga. Nous attendons.”

Les FDLR semblent s’être positionnées à Tongo. Y a-t-il déjà eu des affrontements entre vos deux groupes ?

Sultani Makenga : “Ils nous ont déjà tendu des embuscades. Ils se préparent à nous attaquer, avec les FARDC.”

Vous deviez quitter Goma jusqu’à 20 km au nord, mais le M23 n’a pas respecté ce point de l’accord (NDLR : ils ne sont qu’à 2 km de la ville, à Kaniaruchinya) ?

Sultani Makenga : “C’est vrai, nous devions nous retirer à 20 km, mais il y avait d’autres préalables : nous devions laisser une compagnie à l’aéroport de Goma, 200 hommes, et une force neutre devait occuper la zone tampon. Tout cela n’est pas prêt. C’est pour cela que nous sommes là aujo​​urd’hui.”

Des drones pourraient bientôt être déployés dans l’Est de la RDC. Que pensez vous de cette décision du Conseil de Sécurité des Nations Unies ?

Sultani Makenga : “C’est une décision de la communauté internationale, nous n’avons rien à dire, nous observerons. Simplement, ce n’est pas une bonne chose. Il faut d’abord comprendre les problèmes qui persistent ici avant d’amener des drones ou autre chose.”

Faut-il plus de casques bleus en RDC ?

Sultani Makenga : “Ce n’est pas une solution. La Monusco est là depuis plus de dix ans. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? La Monusco se bat aux côtés des FARDC. Les populations fuient le Masisi ou d’autres localités. Que fait la Monusco ?”

Y a-t-il un danger ethnique actuellement en RDC ?

Sultani Makenga : “On sait que dans l’Est, au Nord et au Sud-Kivu, il y a des problèmes ethniques, des discriminations dans la politique et l’armée. C’est officiel. ”

Bientôt un an d’existence pour le M23,  quel bilan dressez-vous ?

Sultani Makenga : “A l’époque, nous avons quitté les forces gouvernementales pour venir à Runyoni. Nous pensions être en sécurité pour dénoncer les problèmes auxquels nous étions confrontés. Mais le gouvernement nous a attaqués. Nous nous sommes défendus et nous avons évolué.”

Le M23 a-t-il vocation à ne devenir qu’un mouvement politique comme l’ex-CNDP ?

Sultani Makenga : “Nous sommes un mouvement politico-militaire. Nous sommes aujourd’hui à Kampala. S’il y a un accord, nous aurons notre parti comme d’autres.”

S’il y a un accord souhaitez-vous réintégrer l’armée congolaise ?

Sultani Makenga : “C’est difficile d’intégrer une chose qui n’existe pas. Le Congo n’a pas d’armée. Discutons-en a Kampala pour créer une vraie armée. Nous sommes tous des Congolais.”

Dans le cadre des accords du 23 mars 2009, les ex-membres du CNDP ont toujours refuse d’être déployés hors de l’Est du pays. En cas d’accord, pourriez-vous enfin l’accepter ?

Sultani Makenga : ” L’ex-CNDP devait rester dans l’Est pour traquer les forces négatives étrangères. Après seulement, nous aurions suivi d’autres phases. Si les problèmes sont résolus, on peut aller partout en mission, même en Angola, au Congo-Brazza, en Centrafrique.”

Puisqu’on parle du CNDP, quelle image gardez-vous de Laurent Nkunda ?

Sultani Makenga : “Il était notre chef. La communauté internationale a dit qu’il était la cause des problèmes et de l’insécurité dans l’Est. Il a donc été écarté. Or aujourd’hui, on voit que c’est le contraire, rien n’a été écarté. Il va revenir comme les autres. Il est Congolais.”

Et Bosco Ntaganda, comment le considérez-vous ?

Sultani Makenga : “Bosco Ntaganda est recherché par la CPI. Il a ses problèmes personnels. Je pense qu’il est en contact avec le gouvernement. Il n’est pas dans le M23. D’ailleurs, si on a des problèmes aujourd’hui, c’est à cause de lui. Il ne peut pas être avec nous. C’est impossible.”

Continuez-vous de nier tout lien entre votre mouvement, le Rwanda et l’Ouganda comme l’affirment différents rapports de l’ONU ?

Sultani Makenga : (sourires) “On a commencé par parler du Rwanda, puis de l’Ouganda. Demain, on finira par citer l’Amérique, l’Angleterre ou d’autres pays. C’est la propagande de Kinshasa pour justifier sa faiblesse.”

Les rébellions se succèdent dans l’Est de la RDC depuis des années. Pourquoi cette instabilité ?

Sultani Makenga :”Il n‘y a pas de différence entre Mzee (NDLR : Laurent-Désiré Kabila) et Joseph Kabila. Ce sont les mêmes, ce qui montre qu’il y a problèmes au Congo depuis 1996-1997. Cela montre les responsabilités du pouvoir.”

La paix est-elle possible, un jour, dans la région ?

Sultani Makenga : “Tout dépend de la volonté du gouvernement de Kinshasa. Nous voulons la paix c’est pour cela que nous nous sommes retirés de Goma. Mais, si le gouvernement veut qu’on aille à Kinshasa, on le fera.”

 

Your Excellences, the problem of the DRC will never be solved by the mere signing of an agreement between the DRC government and other African nations without incorporating opposing elements

RPP letter on DRC Addis Ababa Accord

President Barack OBAMA

White House,

1600 Pennsylvania Ave, NW

Washington, DC 20500,

USA

H.E Prime Minister David CAMERON

10 Downing Street

London, SW1A 2AA

UK.

Ref:  DRC Addis Ababa Peace Accord

Your Excellences

Rwanda People’s Party has noted with great concern the signing of a peace agreement between regional governments that include DRC, Congo, Rwanda, Uganda, Burundi, Angola, South Africa, Tanzania and Mozambique facilitated by African Union and the United Nations aimed at bringing sanity to this tortured country in Addis Ababa, Ethiopia on 24/02/2013.  However, our Party has very grave concerns about the success of the imposed peace accord and the sequence at which one party to the conflict is favoured while another is excluded. This puts a very disturbing question mark on the legality of the whole process or whether this kind of blunder was well thought through or if it is just another episode of error of judgement of gigantic proportions that is the contributing factor to total breakdown and failure of leadership on the African continent.  We believe that any accord forced or imposed on parties by external forces cannot help to resolve internal conflicts because the external forces never work towards the interests of the Congolese but towards self-serving interests.  It has come to our knowledge that one of the parties in peace talks with the Government of DRC was not consulted or informed about the contents of the agreement and was not even notified about the process of signing of this infamous accord in Ethiopia.  Our concern is that some of UN staff and her affiliated partners have been seen as part of the problem to the DRC conflict and we regret to say that UN partiality in the DRC conflict may end up in genocide similar to that visited upon our country Rwanda in 1994. We believe the said agreement represents nothing other than a cloud of darkness that is waiting to hover over the people of DRC and the continent of Africa courtesy of the United Nations. This is accord that is neither workable theoretically nor enforceable practically. It represents a total failure by the international community to comprehend the problems of DRC.

Your Excellences, the problem of the DRC will never be solved by the mere signing of an agreement between the DRC government and other African nations without incorporating opposing elements that are fighting to overthrow the Kinshasa dictatorial regime on a negotiating table. What is needed in the DRC is a political process aimed at achieving political change, because the government in Kinshasa is very corrupt, incompetent, out of touch with reality and incapable of forging links with the Congolese people. It does not matter who is a party to the Addis Ababa agreement or how many foreign troops will be deployed in DRC to protect a regime that is wreaking havoc on its own people; nothing will ever change in the absence of viable and tangible political change in the DRC.

This requires the Congolese commitment and ability to forge comprehensive political arrangements that involves all rebel groups, opposition politicians including President Etienne Tshisekedi wa Mulumba, and civil rights movements. This is the only viable methodological approach that can help to rescue the DRC from a sinking ship.  This also requires putting the interest of the DRC as a nation and people to prevail before that of the individual politicians.

Your Excellences first there was incompetence, total chaos and violation of protocols displayed by the UN, when they consciously sanctioned the regional initiative headed by President Museveni of Uganda, to help bring the DRC parties to end their political differences through a peaceful negotiated resolution. However, it was the same UN that deliberately imposed sanctions on key M23 officials, preventing them from travelling to Uganda to negotiate peace with the DRC government in order to work out a joint resolution aimed at ending 60 years of political insanity that has engulfed the DRC. The UN confusion has sent the wrong message to the Kabila regime, which interpreted UN action as support for military intervention to crush the M23 aspirations for equal rights, equal opportunities, equal protection and dignity for all Congolese people.

Your Excellences, secondly, the creation of an enforcement brigade within MONUSCO or any African led Force to fight M23 is not a wise resolution or an answer to the suffering of innocent, defenceless and downtrodden Congolese men and women that have been under intense persecution, rapes, segregation, brutal repression and orchestrated ethnic cleansing.  We believe the DRC does not need foreign troops on its soil nor drones to spy on their communities.  The DRC people need genuine peace that can address the causes of the conflict that include the political, social, economic, cultural and security issues. They want a peaceful environment, which can see the return of all DRC refugees who have been displaced for many decades to return and resettle in villages and communities rather than incarcerating them permanently in refugee camps inside the DRC and in neighbouring countries. Thirdly, although M23 is a party to the peace talks with the DRC Government they were not consulted by the UN about the deployment of the so called MONUSCO Enforcement Brigade or African led Force nor their role, composition and time frame of deployment in the DRC.  There is lack of uniformity in methods of communication with all the parties’ involved in the peace talks. This has continued to create a climate of mistrust and uncertainty. We also believe that the UN and its affiliated partners and agencies have lost the trust and confidence of the people of the Great Lakes Region of Nations; they are being viewed as a liability rather than problem solvers. We believe, that their presence in a region where they are perceived as an occupation force and their continued involvement in fomenting regional wars have very grave consequences to regional political, economical and social stability.

Your Excellences, we strongly condemn the culture of the UN body and its affiliated organisations for their misleading information against M23, labelling the group as being  Rwandan; extraction of false confessions from refugees in refugee camps, arranging false confessions and testimonies alleging that Rwanda and Uganda finance, train, equip and command M23, calls for the economic sanctions on Rwanda and indictment of some Rwandan military officers by the UN Security Council, leaking of the UN official confidential reports and documents pre-maturely to the press and media in a bid to influence the UN organs to punish Rwanda and Uganda. Much as the UN approach was intended to trigger public outcry and generate public sympathy for its funding activities and to justify its continued presence in the region, what is actually going on in Eastern part of the DRC can best be  interpreted as a well-orchestrated and pre-meditated  terror attack and ethnic cleansing campaign against  Congolese Kinyarwanda speaking people.

Your Excellences, allow us to inform you of the level and extent to which more than 35 rebel groups have been   terrorising, and raping DRC women for the past 20 years; some of them are allied with President Kabila, mineral traders and others act independently to protect their communities from persecution. They occupy pockets of territories in: Katanga, South and North Kivu, Province Olientale, Kasia Occidental, Kasai Oriental, Maniema, Equateur and Bandundu. These groups include; 1. FARDC  (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) notoriously known for its rape, killing and other gross human right abuses of Congolese people; 2. FDLR (Democratic Forces for the Liberation of Rwanda); 3. ADF (Allied Democratic Forces) based in North Kivu; 4. Mai Mai Yakutumba in Fizi territory, a Bembe rebellion against Banyamulenge Community; 5. Mai Mai Sheka ( Nduma Defence for Congo ), an ethnic Nyanga group propped up by FDLR; 6. APCLS (Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain), the strongest Mai Mai group in North Kivu; an ethnic Hunde group which mobilizes based on resistance against the return of ethnic Tutsi refugees and both Tutsi and Hutu dominance in Masisi territory; 7. Mai Mai Simba based in Maiko Park with operations across Kivu, Maniema and Orientale; 8. Mai Mai Muhamba around North West coast of Lake Edward; 9. Mai Mai Mutomboki, whose agenda is to ethnically cleanse the region and force all Kinyarwanda speakers out of DRC; 10. Mai Mai Gedeon in Katanga; 11. FRPI (Patriotic Resistance Forces of Ituri); 12. Mai Mai Nyatura in South Kivu; 13. Mudundu 40; 14. Mai Mai Mongol; 15. Mai Mai La Fontaine; 16. Armee de Resistance Populaire; 17. Forces Patriotiques pour la Liberation du Congo; 18. Mai Mai Kifuafua; 19. PARECO; 20. PARECO Fort; 21. M23   (March 23 Movement); 22. M26 Rebellion in North Kivu; 23. LRA: Lord’s Resistance Army;    24. UPCP: Union des Patriotes Congolais pour la Paix,  29.’ Union des Forces Revolutionnaires du Congo “(UFRC);   (Belongs to President Kabila’s own brother) and many others rebellions are being born every other day.

Your  Excellences, the HRW, GoE, MONUSCO and other NGOs have created the impression that the M23 is the only rebel group operating in the DRC; and that it was set up by Rwanda and commanded by Rwanda’s defence minister. This is a totally fabricated tale and a scam aimed at resonating with the groups’ syndicate activities and destabilising the DRC and the Great Lakes Region of Nations as a whole. The impact of this has displaced over 300000 innocent Congolese and led to the savagery and brutal rape of 219 women by FARDC (DRC army).

Your Excellences, we also believe that concentrating on one individual group or person such as Bosco Ntaganda has no significant or fundamental impact in ending the suffering of the Congolese people. Ntaganda is simply, a petty individual, in the chain of exploitation of the DRC resources on behalf of foreign companies.  The emotional propaganda appeal or pouring out of “crocodile tears” by the HRW and other affiliated agencies in attempting to make Ntaganda a public enemy number one, we believe is just a scapegoat and a diversion aimed at covering up the on-going political culture of wide spread corruption, arms trafficking, scandals and abuses of the DRC resources of which MONUSCO and its affiliated supporting agencies are part of.  Your Excellences, what is needed in the DRC is proactive approach to address issues that affect local people rather than reacting in crisis mode.

Your Excellences, there are over 56 different NGO organisations operating in Goma alone. This is more than the number of NGOs that went to support the people of Haiti after the disastrous earthquake that befell their country on 12 Jan 2010.  We believe that NGO presence has created more harm than good because there is no single empowerment project going on in Eastern DRC. Instead a culture of dependency is being built up in the Internally Displaced Peoples camps.

Your Excellences, MONUSCO has been equally exploiting the suffering of the DRC people, with US$1.5 billion annual hand out, budgeted to pay their salaries for doing nothing other than fomenting regional instability and trade of arms with gunmen responsible for killing, torturing and raping  women that  it is supposed to protect. We believe that given the economic incentives available in the DRC, none of these agencies wants to leave the region due to personal economic self-interest. MONUSCO has completely failed to maintain peace, to protect DRC women from being raped, it is not engaged in any social and developmental activities that would help refugees to maximize their human potential. The group is also not involved in bridge and road construction or repairs, and has no viable programme to repatriate refugees back to their homes and villages.

Your Excellences, the behaviour of the human rights groups and other supporting agencies have also been equally disturbing and their credibility is questionable.  Some of these groups have allegedly conspired with Kabila’s regime to cover up the savage  and  brutal rape of 219 women in Sake, Minova, Bukavu and Goma by the FARDC. The groups have been completely silent about the continued plight of women, brutal repression, discrimination and orchestrated ethnic cleansing of Kinyarwanda speaking people in the DRC.  Your Excellences, we would like to inform you that rape and violence against women in the DRC has become a trade mark norm in this tortured nation. The silence of these human right groups and other supporting agencies including GoE, MONUSCO makes it easier for armed groups who are committing these heinous and other abominable crimes to cover up their barbaric crimes and makes it difficult to bring to justice culprits of these pre-meditated crimes. However, what should be in no doubt is that our Party’s concern is for all Congolese victims and not a question of the victims’ ethnicity; we stand against and reject all barbarism inflicted on the Congolese population by armed groups.

Your Excellences, we believe that there is a total failure on the side of the UN in dealing with the DRC crisis. Today the DRC is like a boiling volcano waiting to explode and if it explodes; the impact will have very far reaching consequences
similar to the tragedies of Rwanda in 1994 and Bangladesh in 1971.

To this extent, Your Excellences, my party would like to use this opportunity to call upon Rwanda and Uganda not to be a part of the process that would sanction a crusade of genocide of the Congolese Kinyarwanda speaking people no matter the price to pay in defiance of the international community.  We also wish to call upon the international community, to carefully analyse the consequences and impact of the imposed peace and the role of MONUSCO Reinforcement Brigade or African led Force involvement in the DRC civil war.

Your Excellences,   my party appeals for your intervention to resolve the DRC crisis by dealing with the root causes.  We are aware that your countries and the UN may be acting under public pressure. Your Excellencies  this is not the issue because your countries and the UN owe the world integrity and conscience in making the right decision however unpopular it may be. Please, allow use this quote: “The ultimate measure of a man is not where he stands in moments of comfort and convenience, but where he stands at times of challenge and controversy”. Unquote, Martin Luther King, Jr, 1963.

Your Excellences, we also believe that there is a vital need to reform the UN and its affiliated agencies in order to be able to meet the challenges of the 21 century effectively. The allegations against MONUSCO, NGO, GoE and Civil Right groups that were involved in fomenting civil wars in the DRC to attract public sympathy for their continued presence in the DRC and the circumvention of funding procedures are critical failures of the groups. The UN failure, to find the equitable acceptable formula to end the genocide and carnage of Syrian people, is another UN weakness and chaotic confusion similar to that seen during the 1994 Rwanda genocide of Tutsi. Please, also allow the use of this quote “We have a stake in one another. What binds us together is greater than what drives us apart, and if enough people believe in the truth of that proposition and act on it, then we might not solve every problem, but we can get something meaningful done for the people with who we share this World “ Unquote: Barack Obama”

 Your Excellencies, you must act now to permanently end this insanity of the Congolese government, FARDC and other independent armed groups wrecking havoc of shame on their own people, mainly in the South and North Kivu provinces, where raping of women, terrorizing their communities and fighting for control of and access to mineral resources on behalf of foreign companies has become the infamous trade mark norm of the DRC.

Your Excellences,

I thank you very much for your time and kind consideration and look forward to a speedy response on this matter.

Sincerely yours,

John V Karuranga,

President, Rwanda People’s Party