Guerre Ouverte Entre La CIRGL/SADC Et La Monusco : La Force Neutre Ne viendra pas

Joseph kabila Mutu pasi

Joseph kabila Mutu pasi: La force neutre ne vienda pas

Des sources bien informées au sein de la CIRGL et de la SADC, la fameuse Force Internationale Neutre supposée venir combattre les forces négatives à l’Est de la RD Congo ne viendra plus. Au meilleur des cas, elle ne viendra pas de sitôt. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les connaisseurs de la situation sécuritaire en RD Congo et dans la région des Grands Lacs. Une situation très compliquée pour le Président Joseph Kabila qui a refusé de bâtir une armée républicaine en RD Congo, préférant confier la sécurité nationale aux forces étrangères, spécialement la MONUSCO.    Pour les Chefs d’Etats membres de la CIRGL – Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs -, soutenus par leurs pairs de la SADC, Joseph Kabila, Président de la RD Congo est une grande partie du problème. Ses pairs renseignent qu’ils lui ont donné tous les moyens pour faire de la RD Congo un pays émergent et stable. Mais il s’est amusé à entretenir des milices et rebellions contre ses voisins. A chaque occasion, il fait recours à un discours « nationalisto-patriotisant », accusant à grande pompe chacun de ses voisins. Si ce n’est pas le Rwanda ou l’Ouganda, c’est le Congo Brazzaville qui est accusé de garder des opposants. Tout le monde en a ras le bol. L’autre situation complexe, c’est l’incapacité du pouvoir congolais incarné par Joseph Kabila, à participer efficacement à la stabilisation de la région. Il fait régulièrement recours aux forces impérialistes pour imposer la volonté des dominants sur les dominés. Le bien-être du peuple congolais ne l’a jamais préoccupé. Seule la sauvegarde de son pouvoir vaut la peine. Bref, tout ce qui va mal en RD Congo, ce sont les voisins. Joseph Kabila et son gouvernement n’y sont pour rien. Les conclusions de la réunion des Chefs d’Etats-Majors des deux régions – SADC et CIRGL- en dit long.

L’opposition des Chefs d’Etats-Majors de la CIRGL/SADC

Une énième rencontre réunissant les Chefs d’Etats-Majors de la CIRGL et de la SADC s’est tenue à Kampala, le 23 janvier 2013 dernier. Ils ont analysé la situation sécuritaire générale dans la région des Grands Lacs. Il ressort de cette analyse que, l’insécurité continue à se propager dans la région d’une manière inquiétante. De tous les pays membres, les Chefs d’Etats-Majors ont fait le constat suivant : seul la RD Congo ne fournit aucun effort pour éradiquer les forces négatives œuvrant sur son territoire. Tous les groupes armés qui déstabilisent les pays de la région opèrent à partir de la RD Congo. Pire, le gouvernement congolais, au lieu de faire son travail, en profite pour vilipender les pays voisins, les accusant d’agresseurs, alors que c’est son incapacité à mettre en place une armée professionnelle et dissuasive qui en est la cause. L’on retrouve donc : les FNL qui combattent contre le gouvernement du Burundi à partir de la Plaine de la Ruzizi en territoire Congolais. Les FDLR qui combattent le gouvernement rwandais à partir du Nord et du Sud Kivu en territoire Congolais. La LRA et les ADF/ NALU qui déstabilisent l’Ouganda, toujours à partir du territoire Congolais. Les Mai-Mai de tout genre crées et entretenus par le gouvernement pour suppléer une armée nationale inexistante insécurisent impunément la population. Une situation pour le moins trouble selon les Chefs d’Etats-Majors de la CIRGL et de la SADC. Mais ce qui rend complexe la lisibilité de cette inacceptable situation, c’est le fait que ces forces négatives opèrent dans une zone où sont déployées les forces onusiennes qui, à leur tour, brillent par leur affairisme et une incompétence notoire à exécuter leur mission.

L’incapacité de la MONUSCO démasquée

Pour les Chefs d’Etats-Majors de la région, il faut revoir le rôle de la MONUSCO. Une force composée de près de 20.000 hommes de troupes, avec un budget de plus d’un milliards de dollars (1.300.000.000 US) par an, accompagnée d’une logistique dernier cri, est incapable de faire face aux défis sécuritaires dans la région. Accusée de faire du tourisme par le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda lors du dernier sommet de la SADC à Arusha en Tanzanie, des femmes sont violées près de leurs positions tant au Nord qu’au Sud Kivu. Les groupes armés nationaux et étrangers naissent et prolifèrent partout en RD Congo sous le regard bienveillant de la MONUSCO. Elle n’a pas été en mesure d’empêcher le M23 de prendre la ville de Goma, malgré ses multiples incantations. Pour les chefs militaires des deux régions, la MONUSCO est une partie du problème, non seulement en RD Congo, mais dans toute la région. En treize années d’existence, elle n’a réussi qu’à enrichir ses agents sans apporter la moindre stabilité en RD Congo. Par contre, les soldats onusiens sont impliqués dans des trafics de tout genre comme cette cargaison des matières premières saisie à Gisenyi l’an dernier. Des femmes ont portées plainte pour viol à Kisangani. Des exemples sont légion. En conséquence, les Chefs militaires réunis à Kampala ont tout simplement constaté l’échec de la MONUSCO. Ils ont fait la proposition suivante : que les nations Unies déclarent l’incapacité de la MONUSCO à endiguer le mal congolais. Que cette fameuse force onusienne soit remplacée par une force africaine qui aura pour mission de mettre définitivement fin aux soubresauts des groupes armés opérant à l’Est de la RD Congo. Un débat qui ne fait que commencer et dont le grand perdant c’est Joseph Kabila. En un mot : les Africains n’acceptent pas d’être commandés par une force onusienne qui a échouée dans sa mission. C’est une question d’honneur !

La Force Internationale Neutre : un mirage ?

Plutôt que d’organiser son pays, le Président Joseph Kabila s’est contenté d’installer progressivement une dictature, réprimant toute forme de contestation par une violence indescriptible. Il a développé une corruption inqualifiable à tous les niveaux des services de l’Etat et plus particulièrement au sein d’une armée sans visage, les FARDC. Conscient de l’absence d’une armée capable de protéger son pouvoir, Joseph Kabila a misé sur la Force Internationale Neutre – FIN – qui malheureusement risque de ne plus avoir le jour. Motif : la MONUSCO voudrait qu’on lui fasse une demande explicite, afin qu’elle fournisse la logistique. Une démarche que refuse les Chefs d’Etats-Majors de la CIRGL et de la SADC qui estiment que la MONUSCO doit purement et simplement déguerpir de la RD Congo car, elle a échouée dans sa mission de pacifier la RD Congo.  Un débat qui suscite des questions sérieuses : comment la Force Internationale Neutre viendra, alors que la MONUSCO n’en veut pas ? Cette dernière constate que cela confirmera d’office son incapacité et son inefficacité. Comment penser à  une force neutre, alors que les Africains demandent aux soldats onusiens étrangers qui ne maitrisent pas les réalités régionales à laisser la tâche aux seuls Africains de la Sous-Région ? Enfin, comment penser à une force neutre sans l’accord explicite des pays de la région ? D’ailleurs, l’un des chefs militaires de la MONUSCO ne disait-il pas que « même la venue des Tanzaniens sans l’accord préalable de la MONUSCO est une erreur diplomatique ? » Voilà ce qui a conduit les analystes les plus sérieux de la politique sous régionale à conclure : la Force Internationale Neutre ne viendra pas en RDC. Du moins, pas très rapidement comme le chante Joseph Kabila et ses zélateurs. Or, le grand perdant c’est Joseph Kabila qui risque de voir le M23 monter en puissance si les négociations de Kampala n’aboutissent pas. Un mouvement qui ne cache pas son intention de voir le vainqueur des élections du 28 novembre 2011 assumer pleinement ses responsabilités.

                                                                                                                                                  Joseph Kapinga,

Analyste politique

7 thoughts on “Guerre Ouverte Entre La CIRGL/SADC Et La Monusco : La Force Neutre Ne viendra pas

  1. D’après moi, mes chers compatriotes, le mal congolais aujourd’hui c’est notre président. Dans tout ce qui se passe aujourd’hui au congo, Joseph Kabila y est de loin ou de pret une responsable.
    Il est temps de passer a l’etape suivante, sinon nous la population nous continuerons à payer le prix le plus élevé.

  2. Eh oui, qui vivra vera. Sese seko avait bien dit avant sa mort que apres Moi c’est le delige et voila’ aujourd’hui les peuples Zairois sont devenus comme des orphelins ne sachant que faire dans leur propre pays puisque diriges par un irresponsable ramasse’ de je ne sais ou’.

  3. Ceci n’est qu’une certaine manoeuvre qui est bien présente dans les chiefs de soit disant “dirigéants internationaux et de l’imbécile de président proposé aux congolais.
    Kabila ne s’est jamais et ne se souciera point de congolais. Toutes les bonnes occassions que je trouverais pour le rendre as ridiculous as I can, I’ll make It. Quel est ce président la, qui lui, au fil des années n’a toujours trouvé des solutions aux problèmes du peuple? Si tout est difficile qu’il laisse alors le tout et aille se faire foudre ailleurs. Pourquoi il est mal intentioné comme Ça? Pourquoi? Oui Pourquoi Kabila?
    Jusqu’á quand abuseras-tu de ce peuple?
    Jusqu’á quel moment trouveras-tu qu’il doit être honré?

  4. Par contre, la vertu principale qu’il faut rendre à Mobutu est qu’il allait, contrairement aux Kabila père et fils, au devant son peuple, se rendant périodiquement dans toutes les provinces du pays, en dépit de son handicap à manier les diverses grandes langues régionales, tel le swahili. Mais, grâce à son charisme, il a pu maintenir durant plus de 30 ans l’unité du pays.
    Aujourd’hui, comment comprendre et aimer un président qui ne se montre pas, qui semble vivre retiré et caché dans sa tour d’ivoire… et qui accuse les pays voisins des maux de son peuple. Mais a-t-il un peuple? On peut en douter. Un chef d’Etat aussi méprisable risque de terminer prématurément sa carrière à la façon de son père!

  5. La faute aux autres et non au chef de l’Etat congolais, c’est du déjà vu avec Mobutu pour lequel les principaux responsables pour tout ce qui n’allait pas au Zaïre étaient les Belges de son époque, sinon de ceux d’avant 1960! Exemple de raisonnement typiquement mobutiste: si les routes zaïroises sont dégradées, c’est parce que les belges voulaient qu’elles se dégradent après 10 ou 12 ans!!!
    Pas un instant, il ne venait à l’idée qu’une route non entretenue se dégradait inexorablement: les cantonniers laissés par les Belges en juin 60 n’étaient plus payés à partir de 1967-68 environ et leur matériel (bêche, houe, brouette…) avait souvent été saisi par le chef de territoire pour qu’il serve aux champs de son épouse (vu entre Bunyakiri et Walikale)!

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s