Archive | January 2013

Douze ans de “règne” de Joseph Kabila : Un bilan calamiteux!

Joseph Kabila

Joseph Kabila

Le 12ème anniversaire de l’accession de Joseph Kabila au pouvoir au Congo-Kinshasa par le fait, de l’accident de l’histoire, est assombri d’un bilan calamiteux. Bien triste pour une grande Nation comme le Congo, aux potentialités immenses, mais dont le peuple vit, hélas, dans une pauvreté ignoble. “Pays riche, population pauvre”, entend-on dire.

Qu’avait donc promis Joseph Kabila aux Congolais ?

Dans son discours d’investiture prononcé le 26 janvier 2001, la première chose que Joseph Kabila promettait était de “faire toute la lumière sur les circonstances de l’assassinat” du président Laurent Désiré Kabila et il n’hésita pas à dire qu’il est confronté à plusieurs défis en conscience, dont notamment :

· Instaurer la paix et la consolidation de la communion nationale

· Promouvoir une politique qui privilégie le dialogue et la réconciliation nationale, base même de la concorde

· De renforcer l’Etat de droit d’une part, et d’autre part, de consolider la démocratie, la bonne gouvernance, de garantir le respect des droits humains, la justice et la reconstruction nationale, sur tous les plans.

· Instaurer la sécurité juridique et judiciaire en faveur des investisseurs étrangers afin de leur permettre de jouir pleinement du code des investissements.

· Relancer la production pour mieux assurer l’autosuffisance alimentaire.

· Augmenter la visibilité de la République Démocratique du Congo sur le plan diplomatique, en jouant un rôle plus actif dans les affaires internationales.

Enfin, Joseph Kabila avait pris l’engagement de doter le Congo d’une “armée et d’une police moderne, forte, bien équipée, respectable et respectueuse des droits de chacun, capable de défendre la Nation en toutes circonstances”.

Qu’en est-il des réalisations?

Après douze ans de «règne», dont six obtenus par la voie des urnes en 2006 et en 2011 (à l’issue d’élections contestées) Joseph Kabila a lui-même reconnu le premier bilan de son échec à la tête de l’Etat. Il justifie en premier lieu cette situation par le fait de n’avoir pas trouvé, à ce jour «dix à quinze Congolais bien déterminés», soit des cadres qu’il continue à chercher constamment, même pendant son second mandat. D’où le bilan sombre de son règne, lui attribuant l’image d’un roi fainéant, mégalomane, et de surcroît un piètre président, sans vision et incapable de rassembler les Congolais pour partager un destin commun.
Dix-huit ans après l’accession de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo, (A.F.D.L) au pouvoir en République démocratique du Congo, notre pays, se meurt lentement. Il coule comme un navire en pleine mer. Et chacun y va comme il l’entend !

1. Sur le plan social

Aujourd’hui donc, faute de volonté politique et d’un projet, la population végète. Manque d’alimentation, d’eau et d’électricité. Nous constatons la misère, la pauvreté, la maladie, l’inadaptation sociale, la désorganisation de la société, le chômage, le banditisme, le pillage, la corruption atteignant des sommets inégalés ! Et si on y ajoute le sort malheureux réservé à l’enfance, le Congo s’en va droit dans le mur ! La déshumanisation de beaucoup d’enfants du pays se manifeste par la présence de nombreux enfants dans la rue, des enfants dits sorciers, jetés à rue, des enfants soldats enrôlés de force dans des bandes armées, des orphelins devenus mendiants, des petites filles violées, atteintes, en plus et bien souvent, des maladies sexuellement transmissibles.

Il semble que le social soit le moindre des soucis, durant les douze années de
«règne» de Joseph Kabila. A Kinshasa, par exemple, sur une population estimée à dix millions d’habitants, les statistiques dénombrent à peine 100 mille emplois salariés. Il va sans dire que la grande majorité des citoyens de cette mégalopole sont livrée au chômage et doivent se débrouiller pour survivre. Et dire que toutes les provinces du pays vivent le même calvaire. Aucun indicateur n’augure cependant des perspectives meilleures.

2. Sur le plan politique

Un climat d’insécurité permanent règne depuis 1996 dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, où les bandes armées sévissent impitoyablement contre la population locale. Les pouvoirs publics paraissent incapables d’assurer des conditions minimales de sécurité aux personnes ainsi qu’à leurs biens.

L’instauration de la paix et de la consolidation de la communion nationale, promises par Joseph Kabila, n’étant que des slogans, car l’on ne voit aucune lueur d’espoir à l’horizon. La gravité de la situation se manifeste aussi par l’absence d’une carte d’identité en remplacement de l’ancienne carte pour le citoyen. La carte d’électeur tient lieu de carte d’identité comme pour dire que le locataire du palais de la Nation s’en accommode paisiblement, face à une population désunie, indolente et rendue impuissante par l’esprit mercantiliste de son élite. On note le retour en force du tribalisme et du régionalisme. Deux phénomènes qui fragilisent la cohésion nationale.

Pas de recensement de la population, personne ne sait au juste qui est Congolais et qui ne l’est pas, et personne ne croit que le gouvernement soit capable de le définir. Or, sans électeurs définis, tout scrutin, même celui de 2016 est inorganisable. Va-t-on se limiter à inviter dans les bureaux de vote, les habitants du centre des grandes villes et, peut-être de quelques banlieues cossues (s’il en reste). Va-t-on considérer les habitants de campagnes et surtout ceux qui, au Kivu, ont fui les massacres, comme des Congolais «fantômes» ?

Alors le seul but du scrutin de 2016, si aucun recensement n’a lieu avant les échéances, ne consisterait qu’à donner un semblant de légitimité à des groupuscules guerriers comme en 2011, qui n’ont d’autre assise populaire que celle de la terreur ! Nous risquons simplement de passer d’un simulacre de mandature à un simulacre de légitimation d’un pouvoir «kabiliste» qui ne marie que l’inutile et le néfaste.

Sur le plan politique toujours, le recul démocratique est manifeste. Nous fondons notre argumentation du fait que le pluralisme politique tel que proclamé dans la Constitution congolaise (article 6-1) n’est qu’un «mirage». Les leaders de l’opposition sont traités sous le régime actuel comme des agents subversifs. Tous sont dans le collimateur de la police secrète et autres services de renseignements. Leur itinéraire est suivi et le téléphone sous écoute et qu’au moindre dérapage, l’incriminé soit arrêté et traité de façon dégradante et déshumanisante.

Les médias d’Etat sont au service du chef de l’Etat, confisqués et ne peuvent rien dénoncer. Ces organes de presse sont mis au service des faits et gestes de Joseph Kabila et de sa famille tant politique que biologique. Bien que politiquement irresponsable, ce dernier pose des actes de gestion, alors qu’il ne rend jamais compte à l’Assemblée Nationale. De fait, le Premier ministre est réduit au rôle de simple figurant. Et pourtant la Constitution lui confère la prérogative de conduire la politique de la Nation au quotidien en rendant compte à la représentation nationale. Joseph Kabila n’avait-il pas, en mai 2009, chargé Adolphe Lumanu, alors directeur du cabinet présidentiel, de signifier au Premier ministre Adolphe Muzito qu’aucune dépense ne pouvait se fait à partir du Compte du Trésor sans son approbation?

Durant son règne de douze ans, Joseph Kabila a mis fin à l’indépendance du pouvoir judiciaire par la révision arbitraire de la Constitution. L’organe de la loi est devenu une sorte d’appendice de la Présidence de la République. Il nomme des magistrats au gré de ses humeurs. Il révoque et les mets en retraite de la même manière. A titre d’illustration, dix-huit magistrats de la Cour Suprême de Justice furent nommés à la veille des élections de novembre 2011, pour servir sa cause lors de ces élections, puisque la Cour Suprême devrait accomplir le rôle d’arbitre à la place de la Cour Constitutionnelle, inexistante. D’où, l’institutionnalisation de la fraude électorale qui a permis à Joseph Kabila d’être «élu» en 2006 comme en 2011, alors que l’homme bat de records d’impopularité..

Pour contraindre le peuple, les services dits de sécurité adoptent un comportement intolérant, surtout auprès de celles et ceux qui pensent autrement que l’orthodoxie d’Etat. Etienne Tshisekedi est assigné à résidence surveillée suite à son refus de reconnaître les résultats de la présidentielle de 2011 à l’issue de laquelle Ngoy Mulunda, président de la C.E.N.I (Commission électorale nationale indépendante) a injustement proclamé Joseph Kabila président de la République, pour un second mandat de 5 ans. A l’appui, de cette annonce, des chars de combat furent déployés à travers Kinshasa pour étouffer toute contestation. Certains militants de l’opposition ont perdu la vie pour leur témérité.

3. Sur le plan économique.

Au plan économique, la République Démocratique du Congo ne produit rien et n’exporte rien hormis des produits miniers de base. L’agriculture est négligée. Le pays importe tout ce qu’il consomme aggravant sa dépendance. La propagande politique continue a chanté : “L’agriculture, priorité des priorités”. Les ressources minières sont exploitées par des milieux maffieux proches du président de la République lui-même. Ce qui rend difficile la présence des investisseurs étrangers.

4. Au plan des droits et libertés.

Ce n’est pas par hasard si, sur le plan des droits et libertés des citoyens, le très regretté défenseur des droits humains, Floribert Chebeya, disait que la libération du 17 Mai 1997 avait introduit au Congo «la culture de la violence et de la gâchette facile». On a pour cela enregistré plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires, camouflées en crimes crapuleux. La liste n’étant pas exhaustive, on peut citer notamment : Steve Nyembo Mutamba, directeur des ressources humaines aux contributions (DGI), les journalistes Franck Kangundu, alias Ngycke, Didace Namujimbo et Serge Maheshe; le double massacre des adeptes du Mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (2007 et 2008) au Bas-Congo, les Enyele à l’Equateur; les défenseurs des droits humains Floribert Chebeya et Fidèle Bazana; l’activiste politique bruxellois Armand Tungulu Mudiandambu et le général Bikweto…

5. Sur le plan diplomatique

Enfin, sur le plan diplomatique, la RDC est devenue la risée de l’Afrique en général et la sous-région des Grands lacs en particulier. Le pays est devenu une sorte de parc d’attraction où les aventuriers des pays voisins viennent s’amuser. Les agents diplomatiques en fin mandat se transforment en «demandeur» d’asile dans les pays d’accueil, par manque des moyens financiers nécessaires pour leur rapatriement imposé par les Statuts de le Fonction publique et les conventions internationales. On note cependant, une “tribalisation” à outrance gangrène le corps diplomatique congolais dont le « chef Suprême », affaibli par de moults rébellions, privilégie une diplomatie de séduction, de corruption et de mensonge pur se maintenir au pouvoir.

Que conclure ?

Lorsque l’A.F.D.L porta Laurent Désiré KABILA au pouvoir un certain 17 Mai 1997, les Zaïrois d’alors avaient levé l’option pour l’avènement d’un ordre politique fondé sur la démocratie et le respect des doits humains. Les consultations nationales et la Conférence Nationale Souveraine ( C.N.S ) en témoignent. Laurent Désiré Kabila a balayé toutes les résolutions de la C.N.S d’un revers de la main. Joseph Kabila a poursuivi sur la même lancée en mettant un semblant de forme. Cette mauvaise lecture de l’Histoire immédiate ne pardonne pas.

Voilà un bilan calamiteux fait de stagnation économique, de déni démocratique, de misère sociale et de mépris de la vie et de la dignité de la personne humaine.
Après 12 ans de « règne » de Joseph Kabila, la situation en République Démocratique du Congo est horriblement claire : rien n’ a changé ou presque, et pour le peuple, c’est pire ….qu’avant.

Enfin, ce tableau sombre montre que Joseph Kabila n’a plus de légitimité pour des raisons simples : il est incapable de répondre aux aspirations de la population ! La grande majorité de la population ne s’est jamais reconnue en lui et les congolais ne se reconnaissent plus en lui. Dans la mesure où Joseph Kabila évite tout contact avec “son” peuple. Il a pourtant le devoir d’être à l’écoute des aspirations de la population.

Douze années après l’accession de Joseph Kabila à la tête du Congo, l’appareil d’Etat se trouve en pièces détachées. D’où, l’incapacité de rétablir et de consolider l’autorité de l’Etat pour raffermir l’unité nationale. En dépit du caractère calamiteux de son bilan, l’homme s’accroche au pouvoir par la force des armes. Jusqu’à quand? Un dictateur déchu ne disait-il pas ces mots : “Devant l’ouragan de l’Histoire, un fruit mûr ou pas mûr tombe quand même …”

Bamba di Lelo
Docteur en sciences politiques de l’UCL
Analyste des questions politiques du Congo

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40 petits et gros mensonges médiatiques proférés en 2012 à propos du Rwanda et du Kivu. « Ali Ban Ban et les 40 erreurs »

  1.  Le M23  a libéré les prisonniers de la prison de Goma  (voir ici).

  2. Le M23 est l’auteur des 126 viols de Minova (voir ici).

  3. Le M23 a pillé la banque de Goma (voir ici).

  4. Des tanks rwandais ont été photographiés au Congo (voir ici).

  5. Les FDLR (terroristes génocidaires protégés au Congo) ne représentent plus un danger pour le Rwanda (voir ici).

  6. Le Génocide perpétré contre les Tutsi s’est déroulé en 1996 (voir ici).

  7. Les américains arment le M23 (voir ici).

  8. Les actes de cannibalisme à Goma sont le fait du M23 (voir ici).

  9. C’est le Rwanda qui a fourni des uniformes au M23 (voir ici).

  10. Les uniformes rwandais et ceux du M23 se ressemblent donc s’assemblent (voir ici).

  11. Les forces spéciales rwandaises étaient basées clandestinement en RDC (voir ici).

  12. Les occidentaux ressentent une culpabilité envers le Rwanda  (voir ici).

  13. Steve Hege le coordinateur des experts de l’ONU au Congo a été désigné en toute transparence (voir ici).

  14. Les responsables de la Monusco (ONU au Congo) ont respecté leur devoir de réserve (voir ici).

  15. L’AFP n’a jamais manipulé aucune photo sur le conflit du Kivu (voir ici).

  16. Une vingtaine de prisonniers capturés au Congo sont des soldats rwandais (voir ici).

  17. Steven Hege, coordinateur des experts de l’ONU au Congo, n’a rien écrit en faveur des génocidaires (voir ici). 

  18. L’armée congolaise n’a jamais possédé de canons de 75mm sans recul (voir ici).

  19. Les tombes de Kanombe sont celles de soldats rwandais tués en RDC aux côtés des rebelles (voir ici).

  20. L’ONG Human Rights Watch ne paye jamais ses témoins pour obtenir des témoignages hostiles au M23 (voir ici).

  21. Les méthodes employées par les experts de l’ONU pour élaborer leurs rapports sont d’une rigueur absolue (voir ici).

  22. Les journalistes mènent des enquêtes rigoureuses pour établir le soutien du Rwanda au M23 (voir ici).

  23. Associated Press a amené la preuve du recrutement d’enfants soldats au Rwanda le 1er juillet 2012 (voir ici).

  24. Aucun cas de racisme n’a été décelé au sein de l’armée congolaise (voir ici)

  25. Le Time Magazine a constaté de visu le désastre humanitaire causé au Kivu par le M23  (voir ici).

  26. La Monusco n’a pas pu faire usage un usage massif de la force pour dissuader le M23 de prendre Goma (voir ici).

  27. Les experts de l’ONU n’ont jamais interrompu leurs investigations sur le terrain  (voir ici).

  28. Le Génocide perpétré contre les Tutsi s’est déroulé au milieu des années 60 (voir ici).

  29. James Kabarebe est le ministre de l’Intérieur du Rwanda (voir ici).

  30. James Kabarebe s’appelle James Kabareba (voir ici).

  31. L’un des « soldats rwandais » capturé au Congo vient du village de Mukamire (voir ici).

  32. Les FDLR (milices terroristes génocidaires) ne contrôlent aucun poste frontière avec l’Ouganda (voir ici).

  33. Jendayi Frazer ex-secrétaire d’État-adjointe US aux affaires africaines confirme les accusations contre le Rwanda et le M23 (voir ici)

  34. Paul Kagame est le Président de la RDC (voir ici).

  35. Plusieurs envoyés spéciaux ont vu des militaires rwandais franchir la frontière pour venir prêter main-forte au M23 (voir ici).

  36. Gérard Araud ambassadeur de France auprès de l’ONU n’a pas dit « nous n’avons pas de preuves pour accuser un pays ou un fournisseur » (voir ici).

  37. Aucun conflit d’intérêt  n’altère la neutralité du coordinateur des experts de l’ONU au Congo… (voir ici)

  38. L’association Human Rights Watch a une approche totalement neutre vis à vis du Rwanda (voir ici)

  39. Le Rwanda est l’un des pays les plus corrompus d’Afrique (voir ici) dont les dirigeants passent leur temps à mentir (voir ici).

*

Comme chacun l’a compris tout ce qui précède est FAUX.

NanoJV

Le M23 est un groupe allié aux FDLR !!!!!!!!

Un milicien FDLR

Un milicien FDLR

Dans la foulée des mensonges, le Conseil de Sécurité des Nations Unies vient de déclarer que le M23 est un groupe allié aux FDLR; Le Rwanda qu’ils accusent être de connivence avec le M23 serait par conséquent implicitement allié aux FDLR.

C’est comme associer Tsahal au Hezbollah ou aux SS nazis s’ils existaient encore. Et c’est à l’ONU que ça se passe. Il est clair que l’objectif de ceux qui manipulent le dossier congolais dans les officines franco-belges n’est pas la paix; ils ont d’autres objectifs dont la réalisation passe par l’élimination du régime Rwandais dont la diabolisation n’est qu’une étape dans leur entreprise machiavélique.

Voilà pourquoi tout a été tenté pour empêcher le Rwanda d’occuper un siège au conseil de sécurité de l’ONU.Mais cette stratégie de diabolisation ne tiendra pas la route;tout le monde n’est pas aussi idiot que se l’imaginent les spécialistes de la désinformation mobilisés dans cette magouille et surtout le peuple rwandais tiendra contre vents et marées;

Ils connaisses leur ennemi et ses tactiques,ses forces et ses faiblesses. Vous savez,ce ne sont pas les armes qui font la différence, mais celui qui les tient. Les pourparlers de paix entre Les dirigeants de l’état congolais et le M23 viennent d’être enterrés à l’ONU par une résolution qui interdit aux dirigeants du M23 tout déplacement;vous voyez bien dans quelle direction l’ONU est entrain de pousser. Ils cherchent à attirer le Rwanda dans une guerre parce que le véritable allié des FDRL, ce sont les forces armées du gouvernement Congolais dont les FDLR constituent le fer de lance sous la supervision de la MONUSCO.La provocation est là;c’est cela leur truc.

Gakwaya

Addis Abeba: échec des dirigeants africains à s’entendre sur un plan de paix en RD Congo

Joseph kabila : Un president fenaillant jamais vu qui croit que la solution de nos problemes viendra de l'occident. Shame on Him!.

Joseph kabila : Un president fenaillant jamais vu qui croit que la solution de nos problemes viendra de l’Occident. Shame on Him!.

La rencontre prévue aujourd’hui entre huit présidents africains, pour discuter de la situation en République démocratique du Congo, est annulée. De même que la conférence de presse de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.

On a une petite idée sur la cause de tout cela. Il était prévu ce lundi matin une réunion, puis la signature d’un accord entre des chefs d’Etat des Grands lacs et d’Afrique australe pour la mise en place, à l’est du Congo-Kinshasa, d’une brigade spéciale de l’ONU de quelque 2 500 hommes qui viendraient en renfort des 17 000 hommes de la Monusco, et qui auraient un mandat renforcé afin de pouvoir neutraliser si nécessaire les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) et les autres groupes rebelles de l’est du Congo.

Mais il y a apparemment des querelles de leaderships à propos de cette force d’imposition de la paix : qui va la commander ? Quelles unités de quels pays vont entrer dans cette force ? Certains pays de la sous-région, comme la Tanzanie, auraient obtenu des promesses et tiendraient à ce qu’elles soient tenues. Pour donner à cette force le maximum d’informations sur les mouvements de troupes à la frontière Congo-Rwanda, il est prévu également de déployer sur zone des drones espions loués à une société privée. Est-ce un sujet de blocage éventuel côté rwandais ? Autre question sur laquelle il y aura certainement des réponses au cours du sommet.

le Journal francais La Liberation ecrit

Les dirigeants africains n’ont pas réussi à s’entendre sur un plan régional de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, lundi en marge d’un sommet également consacré à la mise en place d’une force africaine face aux islamistes au Mali.

La signature d’un accord-cadre régional pour ramener la paix dans cette région de RDC minée par les agissements de groupes rebelles était prévue lundi, en marge du 20e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, mais la cérémonie a été annulée in extremis, a annoncé l’ONU.

“C’est un sujet très complexe” et “des discussions se poursuivent”, a déclaré sans autre détail Eri Kaneko, une porte-parole du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, sous l’égide duquel cet accord aurait dû être conclu entre huit chefs d’Etat, dont ceux de la région des Grands Lacs.

Aucun détail n’a pu être obtenu sur les raisons de cette annulation. Lundi matin, les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni s’entretenaient en tête-à-tête en marge du sommet, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont été rejoint plus tard par leur homologue congolais Joseph Kabila.

L'”accord-cadre pour la paix et la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo” avait “pour objet de remédier aux causes profondes des violences récurrentes” dans cette zone, avait expliqué dimanche M. Ban à l’ouverture du sommet de l’UA.

Selon une source diplomatique de RDC, l’accord prévoyait un renforcement des capacités de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) et un engagement des Etats de la région à ne soutenir, financer ou abriter aucun groupe contribuant à destabiliser l’est du pays.

Outre les présidents de RDC, du Rwanda et de l’Ouganda, ceux d’Angola, du Burundi, du Congo (Brazzaville), voisins de la RDC, ainsi que ceux d’Afrique du Sud et de Tanzanie devaient signer cet accord.

Projet de brigade d’intervention

La Tanzanie et l’Afrique du Sud sont candidates pour contribuer à une “brigade d’intervention” que l’ONU souhaite déployer au côté des quelque 17.000 hommes de la Monusco déjà en RDC.

M. Ban avait évoqué dimanche la création d’une telle “force d’imposition de la paix au sein” de la Monusco, critiquée pour son incapacité à mettre fin à la violence dans l’est de la RDC.

Les chefs d’Etat des Grands Lacs avaient décidé, en marge du précédent sommet de l’UA, de mettre sur pied une “Force neutre” censée éradiquer les groupes armés dans l’est de la RDC.

Dimanche, une réunion d’un groupe de travail UA-ONU a porté notamment “sur l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour mettre fin au cycle de violence continue dans l’est de la RDC”.

Selon un communiqué publié à l’issue de cette réunion, il est désormais envisagé d’intégrer la Force neutre envisagée par l’UA “au sein de la Monusco, comme brigade d’intervention ayant mandat de conduire des opérations coercitives et robustes”.

Des responsables onusiens ont récemment annoncé que cette brigade pourrait compter 2.500 hommes.

Le sommet de l’UA, qui se termine lundi, doit par ailleurs permettre d’accélérer le déploiement d’une force africaine au Mali pour soutenir, et à terme succéder à, l’armée française intervenue militairement en toute hâte mi-janvier, à la demande des autorités maliennes, face à l’avancée vers Bamako des insurgés islamistes qui occupent le nord du pays depuis mi-2012.

Dans la foulée du sommet de l’UA, l’ONU, l’UE, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Japon doivent, entre autres, participer mardi à Addis Abeba à une conférence des donateurs destinée à financer le déploiement de cette force africaine et la restructuration de l’armée malienne.

Le chef d’Etat béninois Thomas Boni Yayi, président sortant de l’UA, avait “salué” dimanche l’intervention française au Mali “face aux délais de réaction extrêmement longs des leaders africains et même de la communauté internationale”.

Une source proche de la Présidence de la République parle de «climat séditieux» qui regnerait au sein de la garde Republicaine de «Kabila»

Un GR de Kabil tira sur une foule de partisans de l’opposition.

Un GR de Kabila tire sur une foule de partisans de l’opposition.

Dans son édition du week-end datée du samedi 26 au dimanche 27 janvier, le quotidien bruxellois «Le Soir» annonce, dans une “brève”, sous la plume de Colette Braeckman (C.B.), que «Le président Kabila échappe à un attentat». Les faits se seraient déroulés le jeudi 24 janvier au moment où «Joseph Kabila» rentrait de son récent séjour à Brazzaville. A Kinshasa, la vie est calme. «Nous n’avons ni entendu ni remarqué quelque chose», disent plusieurs sources kinoises. Une source proche de la Présidence de la République parle, en revanche, de «climat séditieux» qui regnerait au sein de la garde prétorienne de
«Joseph Kabila» dite «Garde républicaine». En cause, les “conditions de travail”.

Bien qu’évasive dès les premières lignes, «C.B» – dont la connivence avec le pouvoir kabiliste n’a jamais été un mystère – annonce que «plusieurs suspects ont été arrêtés». Se reportant aux «proches du chef de l’Etat», elle ajoute que
«plusieurs groupes de conjurés se trouveraient dans la ville». Leur nombre est même connu : «800 au total». A en croire les «sources» de Colette Braeckman, les «comploteurs» avaient pour «mission» de «frapper à la tête». Citant, cette fois, le ministre de l’Intérieur et… de la sécurité, le PPRD Richard Muyej Mangez, la journaliste du “Soir” de relever que «quelques heures avant l’attentat manqué» ce membre du gouvernement lui confiait que le gouvernement était «au courant de l’existence de plusieurs complots visant la personne du président». Et que toutes les dispositions étaient mises en œuvre pour «les déjouer».

«Un acte patriotique…»

Quelle est la situation à Kinshasa? «Il n’y a rien à signaler à Kinshasa, commente un Kinois joint au téléphone dans la soirée du samedi 26 janvier. Nous vaquons paisiblement à nos occupations». Et d’ajouter : «Dans le contexte actuel, je peux vous assurer qu’un attentat contre Joseph Kabila serait accueilli comme un acte patriotique». Acte patriotique? «Je le confirme. Les gens sont fatigués et veulent le changement. Peu importe la manière». Est-ce le sentiment personnel d’un «déçu du kabilisme» où une réelle tendance au sein de l’opinion générale ? «Il vous appartient de vérifier mes dires, poursuit-il. Depuis la tenue des élections du 28 novembre 2011, la situation politique est bloquée. La crise au Nord Kivu et la défaite des FARDC à Goma sont venues s’y ajouter. Joseph Kabila n’est pas à la hauteur des défis. L’homme est détesté. Les gens ne se cachent plus pour cracher leur mécontentement sur le «mismanagement» du pays. L’attentat dont vous me parlez est sans doute un complot-bidon monté par les super-faucons d’un pouvoir aux abois». Pour cette source plutôt radicale, l’objectif des «durs du régime» serait clair : «Au mieux, distraire l’attention des Congolais des enjeux du moment dont les pourparlers de Kampala et au pire, passer le rouleau compresseur sur les quelques têtes qui dépassent parmi les opposants au raïs».

Selon une source proche de la Présidence de la République, il y aurait plutôt de «remous» au sein de la garde prétorienne de «Joseph Kabila». «Le problème, explique-t-il, se situe à deux niveaux. D’une part, des officiers de cette unité d’élite sont mécontents de leurs conditions salariales. De l’autre, une certaine division a fait jour entre les officiers d’origine kivutienne et ceux natifs du Katanga. Les premiers se disent victimes d’un traitement discriminatoire au profit de leurs camarades katangais». Le M23 préparerait-il un coup d’Etat ? «C’est le ministre Muyej qui le soutient sans toutefois apporter le moindre début de preuve», tempête une source proche des rebelles du M23. Saura-t-on la vérité sur ce «coup monté et manqué» contre «Joseph» ? Rien n’est moins sûr.

«Condamnation en bloc»

Depuis la prise du pouvoir, à Kinshasa, par les « libérateurs » du 17 mai 1997, le «Congo libéré» a été secoué par plusieurs «vrai-faux complots» suivis par des vraies arrestations voire des “disparitions”. Plusieurs personnes – civiles et militaires -, suspectées de participation à ces «conjurations», croupissent, sans jugement, depuis plusieurs années, dans des cellules des prisons notamment de Makala (Kinshasa) et de Buluo (Likasi). Les prévenus n’ont jamais bénéficié d’un procès équitable et public afin que l’opinion constate la véracité des faits mis à leur charge. On imagine que des rafles sont menées depuis le jeudi 24 janvier par des agents de l’ANR (Agence nationale de renseignements) et ceux de l’ex-Demiap (renseignements militaires). Les «prévenus» seraient sans doute enfermés dans des cachots secrets. Au Congo démocratique, les « services » relèvent du seul «Joseph Kabila» à qui ils rendent comptes. Aucun magistrat du parquet ne peut se hasarder à l’ANR, à l’ex-Demiap ou au Camp Tshatshi.

Des précédents? A titre d’illustration, en octobre et novembre 2000, cinquante officiers d’origine kivutienne ont été arrêtés à Kinshasa en marge de «la tentative de coup d’Etat» imputée à Anselme Masasu Nindaga, un des co-fondateurs de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre), exécuté fin novembre 2000 au Katanga. Ils ont été accusés «de vouloir démoraliser les kadogos » afin de «déstabiliser le régime en place», peut-on lire dans un rapport confidentiel parvenu à la rédaction de Congo Indépendant. Le 26 janvier 2001, LD Kabila, décédé dix jours auparavant, est remplacé par «Joseph Kabila». Le 17 juin 2001, les «50» sont déportés à la prison de Buluo à Likasi. «Notre condamnation n’interviendra que le 18 avril 2003». Le procès s’est déroulé dans une ambiance guignolesque. «La Cour d’ordre militaire nous condamnera en bloc à la peine maximale sans tenir compte du degré de responsabilité de chacun par rapport à l’acte d’accusation et sans avoir procédé à notre identification». « Nous avons donc été condamnés sans comparution en l’absence de nos avocats du chef d’atteinte à la sûreté de l’Etat pour complot visant à renverser le régime ( …).»

Depuis l’avènement de « Joseph Kabila » à la tête de l’Etat, il y a eu plusieurs cas de “complots” éventrés. Dès le mois de janvier 2001, il y a eu plusieurs arrestations dans les milieux des Forces armées congolaises (FAC) et des ex-Forces armées zaïroises. On peut citer notamment : le «dossier Mai Mai» ; le «dossier Kandolo et consorts» ; le « groupe de seize » ; le «dossier Wozangu et consorts» ; le «dossier Masasu et consorts». Le 28 mars 2004, le pouvoir kabiliste avait dénoncé une « tentative de coup d’Etat» dite «Opération Pentecôte», imputée à des militaires ex-Faz réfugiés au Congo-Brazzaville. Le 11 juin de la même année, la capitale congolaise connaissait le «putsch manqué» contre le «régime 1+4» conduit par le major Eric Lenge de la garde présidentielle. Quel sort a-t-il été réservé à tous ces prisonniers dont le droit à la vie se trouvaint entre les mains de “Joseph”? Le “major Eric”, lui, s’est littéralement «volatilisé». N’est-il pas étrange de constater que toutes ces tentatives de coup d’Etat, vraies ou supposées, n’ont jamais été élucidées. Les conclusions des enquêtes sont gardées dans le plus grand secret. Cela fait douze années déjà.

Beaucoup de vies humaines ont été broyées dans ce pays au nom d’une prétendue «raison d’Etat». Il faut espérer que les organisations de défense des droits humains mettront un point d’honneur à suivre ce dossier afin de s’assurer que les droits de défense des «suspects» sont scrupuleusement respectés dans le cadre d’une procédure judiciaire équitable et transparente. Il s’agit également de s’assurer que les accusés n’ont pas été torturés, comme de coutume, dans les cachots de l’ANR, de l’ex-Demiap ou dans ceux de la garde prétorienne de «Joseph Kabila» au Camp Tshatshi. Affaire à suivre.

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013

Addis Abeba: les questions soulevées par le M23 doivent être écoutées

Les Revolutionaires Congolais et Leurs Chef Militaire Sultani Makega

Les Revolutionaires Congolais du m23 a sake. Sur La Photos de Gauche A Droite: General Bauduoin ngaruye, Major Ngenzi, General Sultani Makenga et le colonel Zimulinda.

Selon Fred Opolot, porte-parole de la présidence ougandaise, « au dernier sommet des chefs d’États de la Conférence des Grands Lacs, il a été établi devant le président Kabila que les questions soulevées par le M23 [devaient] être écoutées ». Une façon de faire comprendre à la délégation de Kinshasa que Yoweri Kaguta Museveni approuve l’idée d’aborder à Kampala, peu importent la forme et le temps que prendront les pourparlers. tous les problèmes de la République tres tres Démocratique du Congo.

Le dialogue de Kampala est mis entre parenthèses le temps du sommet de l’Union africaine ce week-end à Addis-Abeba. Le facilitateur, le ministre ougandais de la Défense, et le ministre congolais des Affaires étrangères se rendu tous les deux au sommet. A leur retour, les négociations vo reprendre. Elles ont commencé depuis plus d’un mois.  jeudi 24 janvier, le M23 a été rassuré par le président Museveni. Le mouvement revolutionaires voulait être certain que l’on abordera tous les sujets, y compris la situation politique globale de la RDC.

« La seule chose qui nous importe, c’est la souffrance de la population de l’est du Congo », affirme Fred Opolot, porte-parole de la présidence ougandaise. L’Ouganda a été accusé de soutenir les rebelles, il y a eu aussi l’inverse, le facilitateur a été soupçonné de pencher pour Kinshasa. Rien de tout cela, dit le porte parole. « Le médiateur ne prend pas position, confirme-t-il. Son rôle est de ramener les deux parties à la raison ».

Faut-il parler de tout ? De toute la situation politique congolaise comme l’exige le M23 ? Ou bien se limiter aux questions militaires comme l’entend Kinshasa ? Pour les Ougandais, il faut faire ce qui a été prévu. « Au dernier sommet des chefs d’Etats de la Conférence des Grands Lacs, déclare Fred Opolot, il a été établi devant le président Kabila que les questions soulevées par le M23 doivent être écoutées ».

Le porte-parole ne peut pas se prononcer sur la forme que prendra cette écoute. Quant à la durée de tout cela, à l’entendre, il ne faut pas être pressé: « Je ne pense pas qu’il serait sage de fixer une date limite pour un dialogue comme celui là, je pense que ça ne serait vraiment pas raisonnable ».

le M23 espère une issue favorable des pourparlers de Kampala

Le porte-parole du Mouvement du 23 mars (M23), Bertrand Bisimwa, a affirmé, dimanche 27 janvier, que si le dialogue reprenait avec l’examen de tous les points inscrits à l’ordre du jour, une issue favorable serait possible. Selon lui, son mouvement et le pouvoir de Kinshasa s’accordent sur plusieurs points, malgré de petites divergences qui continuent à les opposer.

Le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, facilitateur de ce dialogue qui a pris part à ce sommet, devrait en principe rentrer ce lundi à Kampala.

En attendant que le facilitateur convoque une rencontre de mise en commun de leurs points de vue et la plénière, les délégués du Gouvernement et ceux du M23 espèrent que cette semaine qui commence connaîtra d’intenses travaux.

Ces négociateurs devraient se pencher sur les deux rapports qu’ils ont déposés à la facilitation, portant sur le premier point de l’ordre du jour. Il s’agit de celui  relatif à l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009. Cet accord a été signé entre le gouvernement congolais et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont est issu le M23.

Les rebelles estiment que Kinshasa n’a pas respecté cet accord et exige sa mise en œuvre «actualisée». Ce que Kinshasa refuse d’admettre.

Quatre points ont été inscrits à l’ordre du jour des travaux, adopté Le 16 janvier. Il s’agit de :

la revue de l’accord du 23 mars 2009

les questions sécuritaires

les questions sociales, politiques et économiques

le plan de mise en œuvre

Si tous ces points sont abordés, le M23 pense que les pourparlers de Kampala déboucheront sur une issue favorable.

Cependant, les deux parties n’ont abordé que le premier point relatif à l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009. Ce point comprend deux volets: l’évaluation dudit accord et le mécanisme pour sa mise en œuvre et les questions connexes.

En attendant la reprise des travaux, un notable du Sud-Kivu, Enoch Ruberangabo, invite la population à la patience. Pour lui, même en l’absence des plénières, les tractations se poursuivent.

« Parfois il y a des moments qu’on peut avoir des déceptions… [Même si les gens] peuvent penser les gens qu’aujourd’hui on n’a pas travaillé, mais notre présence ici maintient le dialogue qui se passe à plusieurs niveaux », a-t-il déclaré.

Au Non De La Diaspora, Le Pasteur Issac Shengezi Veux Faire part Au Congolais Des préoccupations Face au Devoir qui les incombe

Pastor Isaac in Munyonyo conference hall sitting behind Francois Rucogoza the chief of m23 delagation in Kampala

Pastor Isaac in Munyonyo conference hall sitting behind Francois Rucogoza the chief of m23 delegation in Kampala

Nous Congolais de la Diaspora de la Grande Bretagne réunis au sein du groupe “ Diaspora pour la RDC” venons par la présente  vous faire part de notre préoccupation face au devoir qui nous incombe en tant que citoyens congolais de contribuer  à la consolidation de la démocratie et la reconstruction de notre pays.

En effet, nous sommes un groupe de réflexion et d’action pour le développement intégral de la RDC, composé des experts dans tous les secteurs de la vie nationale : Des juristes, économistes, agents de développement, informaticiens, médecins, politiciens, serviteurs de Dieu, hommes d’affaires, historiens et anthropologues, professeurs et chercheurs, tous soucieux d’apporter une contribution au développement du pays.

Nos activités en Grande Bretagne s’articulent autour des conférences débat, journées de réflexion, sensibilisation et éducation, structuration, orientation et intégration de la communauté. Actuellement les autres organisations congolaises nous ont emboité les pas dans d’autres pays à travers la Diaspora congolaise.

Le climat de tension et de violence qui caractérise la Diaspora Congolaise de la Grande Bretagne en particulier depuis l’année 2006 jusqu’à nos jours suite a l’émergence des multiples  mouvements d’opposition au régime politique en RDC, a empêché la Diaspora positive de jouer son rôle  d’agent de développement , d’acteur  stratégique et d’intermédiaire susceptible de faciliter considérablement les efforts politiques entrepris et pouvant aboutir a l’amélioration des conditions de vie de nos populations en RDC.

Dépourvus de leadership compétent, de programmes, de stratégies, de méthodes d’actions et de revendications claires, ces mouvements ont eu pour conséquences la détérioration des relations entre la RDC et la Diaspora congolaise, les frustrations au sein de la communauté, les menaces physiques et attaques personnelles, les mensonges et les diffamations donnant à la Diaspora congolaise une image sombre et négative vis-à-vis de la RDC et des pays hôtes.

Depuis les élections de 2006, un climat de mésentente et de méfiance s’est installé  entre la Diaspora congolaise et les autorités congolaises en général. La Diaspora Congolaise ne reconnait aucune légitimité à tous ceux qui dirigent notre pays le Congo. C’ est ainsi que pour exprimer son mécontentement, une partie de cette Diaspora congolaise a entrepris certaines actions ( voies de fait, interdiction de séjour à l’endroit de tout ceux qui reflètent le pouvoir politique congolais ou ceux qui à tort ou a raison sont susceptibles d’être de l’obédience du pouvoir.

Du coté du pouvoir, tout semble faire croire que les autorités congolaises ont pour l’adage qui dit : ’’  le chien aboit et la caravane passe’’ et dans une certaine mesure répondre a la violence par la violence.

Cet état de chose ne profite à personne, mais par contre elle est détrimentale.

Nous sommes convaincus que cette situation influe négativement sur le rayonnement politique, social et économique de la RDC vis-à-vis des partenaires étrangers, rendant ainsi la tache difficile au Gouvernement de gouverner sur les congolais de l’étranger.

Nous sommes convaincus également que le moment est venu de donner une nouvelle orientation à la Diaspora de la Grande Bretagne visant à harmoniser nos rapport avec la RDC a travers une coopération sincère et soutenue par des efforts de participation civique et une représentation démocratique susceptible de défendre les intérêts des congolais de l’intérieur et de l’extérieur.

C’est fort de ce qui précède que nous nous sommes dits que le moment de fumer le calumet de la paix positive est arrive. A cet effet, nous avons trouve impérieux de trouver les voies et moyens de rapprocher les gouvernés (Congolais de la Diaspora)et les gouvernants (les autorités politiques congolaises).

Nous considérons qu’il important pour le Gouvernement  et la diaspora congolaise de soutenir cette initiative  en l’inscrivant dans un cadre formel et reconnu par les institutions du pays afin d’aider à maximiser les potentialités du groupe Diaspora pour la RDC à jouer ce rôle majeur qui s’inscrit dans le objectifs suivants :

1.    Servir de levier a la Diaspora Congolaise de la Grande Bretagne  pour rehausser l’image de la République Démocratique du Congo et contribuer a son rayonnement politique, economique, social et culturel sur la seine international en tant que ambassadeurs du Congo en Grande Bretagne et dans le monde.

2.    Créer des nouveaux liens entre la République Démocratique du Congo et la Diaspora Congolaise de la Grande Bretagne qui dépassent largement le cadre des tensions politiques actuelles pour embrasser la mobilisation des ressources humaines, économiques, sociales et culturelles basées sur des valeurs démocratiques.

3.    Initier et soutenir un partenariat durable entre la Diaspora Congolaise de la Grande Bretagne et la République Démocratique du Congo dans tous les secteurs de la vie nationale.

4.    Favoriser l’émergence de la Diaspora Congolaise de la Grande Bretagne en tant que instrument de développement de la République Démocratique du Congo.

5.    Intervenir comme agent de promotion de la paix,  du dialogue, de la coopération et de l’unité entre tous les secteurs d’activités au sein de la communauté et promouvoir la liberté d’action et d’expression.

Nos objectifs seront réalises a travers les activités suivantes avec une projection  a court terme, moyen terme et long terme.

La projection a court terme

  • Organisation des consultations internes
  • Réconciliations entre les groupes internes

La projection a moyen terme

  • Organisation des conférences débats pour les congolais de la Diaspora –UK
  • Campagne médiatique
  • Consultations avec la RDC
  • Organisation des conférences bipartites – Diaspora Congolaise de la Grande Bretagne et la RDC

La projection a long terme

  • Création d’une structure de coopération dans tous les domaines de la vie nationale entre la Diaspora de la Grande Bretagne et la RDC
  • Mise sur pieds des initiatives de développement
  • Mobilisation des ressources
  • La création des structures de retour et d’accueil de la Diaspora au pays
  • La stabilisation de la Diaspora et de ses investissements au pays.

Telles sont les modestes réflexions que nous apportons en guise de contribution a la solution aux problèmes énumérés ci-haut. Nous sollicitons le concours des experts, des hommes de bonne volonté, des institutions internationales, des congolais de l’étranger, du gouvernement congolais de vouloir porter mains forte pour la réussite de nos actions.

Pour la coordination

Pasteur Isaac Shengezi Madakumba