Archive | September 2012

RDC: La chimère de l’armée

« Nous vivons comme des chiens. Nous errons aux crochets des civils leur mendiant des bananes. Cela fait trois moi que nous n’avons pas été payés ou reçu quelque chose à manger… ». Lâchés au témoignage d’un membre d’une Ong internationale, les propos de ce militaire congolais en fonction à Minova, dans le Sud Kivu, traduisent bien l’état de clochardisation et d’abandon dans lequel versent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Si à la fin de la guerre de 1998-2002, la réforme du secteur de la sécurité (RSS) avait été déclaré objectif prioritaire par les acteurs locaux et étrangers du dialogue  inter-congolais de Sun City, on constate que, dix ans après, l’Etat congolais ne dispose pas d’une armée apolitique et capable de défendre l’intégrité du territoire national et des frontières, selon la lettre de la Constitution. Cela en dépit de la volonté affirmée par les bailleurs de fonds autant que par les nouvelles élites issues du processus de transition (2003-2006), puis du cycle électoral de 2006.  A partir de 2003, les Nations Unies (NU) et l’Union Européenne (UE) sont intervenues à soutien de Kinshasa dans le cadre de la formation d’une armée républicaine intégrée.

 

Les premières à travers leur force de maintien de la paix en RDC (la MONUC, devenue MONUSCO en 2010, avec vingt mille effectifs et un budget annuel de 1,35 milliards de dollars) et leurs agences, comme le Programme pour le développement (PNUD) ou le Haut Commissariat pour les réfugiés ; l’UE en établissant un programme de coopération (EUSEC) qui, depuis 2005, se pose « l’objectif général… de soutenir les autorités congolaises pour reconstruire une armée et la mise en place d’un appareil de défense efficace qui garantira la sécurité à toute l’étendue du pays et les conditions favorables pour le retour du développement social et économique ».

Si, à l’évidence, la mission n’a pas été remplie, on note que le projet aurait dû  en particulier mettre de l’ordre dans la chaîne de paiement pour combattre toute forme de corruption, notamment le détournement des salaires des soldats par les haut-gradés, phénomène qui n’a pas été enrayé non plus. 

D’autres partenaires bilatéraux -les Etats Unis, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Angola et l’Afrique du Sud- se sont activés à côté des FARDC. « Nous avons un grand partenariat militaire avec votre pays et avons formé beaucoup de soldats et d’officiers congolais et un bataillon à Kisangani », déclarait encore en juin aux autorités de Kinshasa l’ambassadeur américain James Entwistle. A la même période -hélas-, les bataillons commando et de réaction rapide, dont le 322ème et le 145ème, entrainés justement par des instructeurs américains, belges et sud-africains à Bukavu (Sud Kivu) et à Kindu (Maniema), étaient défaits à l’Est par les combattants du Mouvement du 23 mars (M23), une organisation politico-militaire  entrée en rébellion en avril dernier et issue des divers groupes rebelles signataires de l’accord de paix de mars 2009 avec Kinshasa.

En août, devant l’impuissance de la troupe face aux insurgés, le gouvernement lance une campagne d’enrôlement. Avec des résultats assez menus. « Au Congo, avait déclaré à France 24 un jeune étudiant de Goma, dans le Nord Kivu, ce n’est pas une fierté d’entrer dans l’armée. Pour des parents, c’est même une désolation de voir son enfant enrôlé ». Les raisons immédiates ? Avec un solde largement insuffisant de cinquante dollars par mois et qui souvent n’arrive pas à destination, dépourvus de l’équipement nécessaire, avec assez peu de camps pour l’accueil des familles et sans aucune formation dans le domaine de la protection des populations, les membres de l’armée régulière constituent la première source d’insécurité pour les civils(1).

Le mécontentement régnant aussi dans leurs rangs, des groupes de militaires ne manquent pas de donner de temps à autre des avertissements musclés au pouvoir. Des hommes armés en tenue des FARDC ont attaqué à deux reprises, en janvier 2011 et en février 2012, l’aéroport de Lubumbashi, au Katanga, fief du chef de l’Etat, dont la résidence située dans le quartier de la Gombe, à Kinshasa, puis le camp Kokolo ont été également pris par cible en février 2011.  Protagonistes de pillages, de viols et d’autres atrocités, et sans compter l’hémorragie permanente des désertions, les FARDC sont aussi tristement célèbres pour leurs défaites ponctuelles si confrontées au combat. Lors de la prise de Bunagana par le M23 en juillet dernier, les loyalistes ont fui sans opposer aucune résistance et en laissant sur place lance-roquettes, mortiers, canons antichars et antiaériens, caisses de munitions… Après avoir franchi la frontière en territoire ougandais, les six cent militaires qui n’avaient pas troqué leurs uniformes avec des habits civils ont été désarmés par les forces de Kampala.

Une véritable débandade suite à laquelle l’armée régulière ne s’est plus battue contre les mutins. Ceux-ci ont arrêté leur progression vers Goma, capitale du Nord Kivu, que pour donner une chance aux négociations entreprises en août dans le cadre de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL).  Poussé par les autorités de cette dernière à prendre langue avec la rébellion après l’avoir refusé pendant six mois, le président de la RDC Joseph Kabila a pas mal agacé ses partenaires internationaux, pourtant si bienveillants à son encontre.

Le 27 août, pendant une session du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la crise congolaise, le diplomate guatémaltèque Edmond Mulet, secrétaire général adjoint aux opération de maintien de la paix des Nations unies (NU), a défini effrayantes les performances des FARDC. « On aurait dû mettre la pression sur le président Kabila pour qu’il entreprenne finalement la réforme cruciale de son armée et du secteur de la sécurité dans son ensemble. La guerre contre le M23 n’est pas du ressort de la Mission de stabilisation au Congo des NU (MONUSCO), mais du gouvernement de la RDC », a-t-il précisé.

Ainsi, aux défaillances coupables des uns s’ajoutent les ambiguïtés des autres. Car, si les critiques au locataire du Palais de la Nation ne sont pas dénouées de fondement, ceux qui le soutiennent depuis bientôt onze ans ne sont pas si innocents non plus. Comme on le remarque dans le diagnostic d’un groupe de onze Ong, congolaises et étrangères qui s’est penché sur la question de la réforme militaire : « L’échec de la mise en œuvre du RSS est imputable à un manque de volonté politique aux échelons les plus élevés du gouvernement congolais. Celui-ci a permis à des réseaux corrompus actifs, présents au cœur même des services de sécurité, de prospérer en dérobant les ressources censées couvrir les salaires de base et en profitant de l’exploitation des ressources naturelles… La communauté internationale porte également une responsabilité significative. Ainsi, les partenaires internationaux de la RDC ont fait preuve d’incohérence politique et d’une coordination déficiente » (2).

De surcroît, entre 2006, année de la présidentielle gagnée par Kabila, et 2010, l’aide public au développement concernant les problèmes sécuritaires en général a été chiffré au 6% de l’aide totale, montant qui baisse à l’1% si l’on considère que les dépenses consacrées à la RSS ! Un désengagement qui n’est pas sans poser la question des intérêts réels des différentes forces politiques, locales et étrangères, qui se sont occupées de la RSS.

En réalité, les causes du raté de la réforme sont profondes et remontent au moins à la période de la transition.

En mars 2003, le débat sur les principes fondateurs de la nouvelle armée provoque une crise politique entre la composante ex-gouvernement et les autres. Malgré l’option indiquée au dialogue inter-congolais d’assumer come critère de base la fusion des trois armées issues de la guerre, le Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT) soutient le camp gouvernemental où l’on exige qu’on procède à l’intégration des deux armées rebelles dans la sienne. Or, la rupture d’une attitude d’impartialité de la part du Ciat, qui favorise la famille politique de Joseph Kabila à détriment surtout du Rassemblement congolais pour la démocratie, présent en particulier dans l’Est, fut déterminant d’une transition de moins en moins consensuelle et inclusive. La même erreur fut réitérée à propos du désarmement qui, dans toutes les situations post-conflit, est la condition préalable à la réforme de l’armée. Ancien envoyé de l’UE dans les Grands lacs, Aldo Ajello a donné un avis ponctuel sur le processus de désarmement qui, en RDC, a été confié à la Banque Mondiale : « Ce genre d’opération doit être fait de façon neutre, afin qu’aucune des parties ne puisse penser que l’autre est favorisée. Au Congo en revanche, la Banque Mondiale a appliqué les principes de la politique d’aide au développement à la démobilisation des soldats : elle a lancé le ‘government ownership’, c’est-à-dire qu’elle a donné au gouvernement -l’une des parties- le pouvoir de décision. Elle a mis les décisions à prendre dans les mains de gens qui n’avaient pas intérêt à faire avancer le processus parce qu’ils profitent pécuniairement du statu quo. C’est une erreur »(3).

Un manque de neutralité délétère qui a conforté les forces liées à Kabila dans la poursuite d’une conduite basée sur l’exclusion et l’affairisme. Dans cette dynamique est à inscrire la faillite de la réconciliation nationale, pourtant but essentiel du dialogue inter-congolais et certainement parmi les causes principales de l’inexistence d’une véritable armée en RDC. Pour cela, les différentes opérations de brassage ou de mixage n’ont jamais abouti et l’armée demeure tragiquement la première caisse de résonance du tribalisme et du chauvinisme ambiants dans les milieux gouvernementaux. Le dix septembre dernier à Burhinyi, dans le Sud Kivu, quatre officiers des FARDC ont été froidement exécutés en raison de leur appartenance à la communauté tutsi. L’énième épisode de ce genre, qui témoigne de l’absence de leadership, sans laquelle l’avènement d’une force publique en mesure d’assurer la protection des populations et l’exercice de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire demeure une chimère.

(1)   « Une enquête menée auprès de plus de 10 000 ménages dans les provinces du Nord et du Sud Kivu a désigné les FARDC comme la deuxième source la plus fréquente d’insécurité, après le banditisme. Et avec un nombre d’exactions commises supérieur au nombre des atteintes perpétrées par les groupes armés » (‘Prendre position sur la réforme du secteur de la sécurité’, avril 2012).

(2)   Idem, page 3.

(3)   Interview à ‘La Libre’, 07/02/2007.

Luigi Elongui

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M23: Kinshasa répond à l’UA

La République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé lundi qu’elle avait “rigoureusement” respecté les accords du 23 mars 2009 dont le mouvement rebelle M23, accusé d’être soutenu dans l’Est par le Rwanda, réclame la pleine application.

Kinshasa réagissait aux déclarations de l’Union africaine, qui avait souligné le 19 septembre à Addis Abeba, la “nécessité” d’une “mise en oeuvre effective de l’accord de Goma du 23 mars 2009″.

Cette déclaration “ne nous pose aucun problème, parce que nous avons appliqué rigoureusement les dispositions de cet accord du 23 mars qui, il faut le rappeler, ne concerne pas le M23”, a le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

“Certains au Congo pensent que ces accords n’ont pas été correctement appliqués. C’est faux, parce que si Bosco Ntaganda est appelé aujourd’hui général Ntaganda, c’est parce que ces accords ont été respectés et qu’on lui a donné le grade, comme à d’autres”, a souligné Lambert Mende.

Bosco Ntaganda est l’ex-chef d’état-major du CNDP recherché par la Cour pénale internationale pour enrôlement d’enfants-soldats.

Il a été radié de l’armée après que Kinshasa l’a jugé “responsable” des combats entre les forces loyalistes et le Mouvement du 23 mars (M23).

Ces combats ont fait près de 300.000 déplacés.

Le colonel Jean-Marie Vianney Kazarama, porte-parole du M23, a salué la décision de l’Union Africaine (UA) de demander à Kinshasa de prendre en compte les revendications du M23, car selon lui, l’essentiel de ces accords n’a pas été appliqué jusqu’à présent.

“Le pays n’a jamais connu la bonne gouvernance”, a estimé le porte-parole du M23.
Kinshasa, 24/09/2012 (BBC / MCN, via mediacongo.net)

Une délégation des Evêques de la CENCO chez le Colonel Sultani MAKENGA !

Sultani Makenga

Jeudi  20 septembre 2012, une délégation des Evêques membres de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo, en sigle) a visité le territoire de Rutshuru. Accompagné de Monseigneur KABOYI (Evêque du diocèse de Goma), la délégation a tenté le tout pour le tout, la MONUSCO ayant refusé de les sécuriser, pour arriver à Rutshuru où une foule immense les attendait. Au cours de la célébration d’une messe dite de solidarité, les évêques ont lu un communiqué dans laquelle ils demandaient au peuple congolais de barrer la route aux personnes qui veulent balkaniser la République Démocratique du Congo et piller les richesses   du pays. Tel était le message clé de la CENCO aux populations de Rutshuru, message qu’ils ont emmené partout dans le monde et qu’ils comptaient amener à Bukavu et dans les camps des déplacés internes du Nord-Kivu.  En marge de cela, rappelons, en passant, que ces évêques venaient de faire le tour du monde pour rapporter aussi le message du gouvernement congolais, accusant le M23 en complicité avec le Rwanda et d’autres puissances mondiales, de  vouloir balkaniser le pays et livrer certaines parties du Territoire national aux étrangers.

C’est dans un message court et clair que le numéro un de l’armée du M23 a donné la position du M23 sur à ce qui a fait couler tant d’encre et de salive  dans notre pays, à savoir la balkanisation. La substance du message du Colonel Makenga, car c’est de lui qu’il s’agit, est la suivante : « Les revendications du  M23 sont nationales et non sectaires. Il n’existera jamais de balkanisation au Congo tant que le M23  aura la force qu’elle a aujourd’hui. Le plan de balkanisation n’existe pas et n’existera pas » a-t-il rassuré aux évêques membres de la CENKO.

Ci-dessous, en intégralité, le message du Chef d’Etat Major Général de l’Armée et Vice-président du Mouvement du 23 mars :

«Excellences Messeigneurs représentants de la CENCO,

C’est pour moi un honneur et une grande opportunité de m’adresser à vous, au nom du M23, pour retracer l’historique qui nous a amené jusqu’à ce jour de notre rencontre dans cette salle du diocèse de Rutshuru.

Merci encore une fois du courage, que vous avez eu, de braver toutes les prophéties de malheur débitées par ceux qui vous voulaient vous dissuader de venir voir la réalité du terrain et merci pour le message de réconfort que vous avez apporté à la population du Nord-Kivu en général et, en particulier, à celle de Rutshuru. Nous savons que rien n’a été facile. Vous avez entendu beaucoup des choses concernant le M23,  mais nous vous promettons qu’avant votre départ d’ici, vous aurez un jugement personnel de ce Mouvement, jugement qui vous permettra d’avoir une version des faits contraire à celle que vous aviez en arrivant et qui vous permettra de fixer, une bonne fois pour tous, l’opinion tant nationale qu’internationale sur les raisons logiques et objectives qui ont pousse le M23 de prendre sa part de responsabilité dans l’Histoire de notre cher et beau pays la RDC.

Le M23 est un mouvement politico-militaire dont les membres proviennent  majoritairement du Congrès National pour le Défense du Peuple (CNDP, en sigle). Vous êtes sans ignorer que ce dernier Mouvement a, en son temps, combattu contre le gouvernement de Kinshasa, 5 ans durant, et à l’issue d’un accord  de paix signé à Goma (mais négocié dans un processus de paix de Nairobi sous l’égide de la facilitation des Nations Unies) les militaires ex-CNDP ont été intégrés dans l’armée congolaise et le CNDP parti politique a adhéré au camp de la majorité présidentielle.

Mon intervention, d’aujourd’hui, retracera l’historique depuis l’accord du 23 mars, jusqu’au jour où le gouvernement de Kinshasa a pris la décision de nous abattre : Nous étions convenus avec le gouvernement de Kinshasa que les forces intégrées ne seront  déployées que dans les deux Kivu pour combattre toutes les forces négatives étrangères et les groupes armés réfractaires aux accords de paix du 23 mars, afin de permettre aux  refugiés congolais et aux déplacés de guerre de regagner leurs contrées d’origine. Bien qu’ayant chaleureusement adhere au projet, durant les trois ans passés au sein des FARDC, le gouvernement de la République ne nous a jamais dotés des moyens nécessaires pour éradiquer ces forces négatives étrangères  et les autres groupes armés ciblés à cet effet.

Pire, il s’était installée, au sein même de l’armée nationale, une discrimination envers les militaires des ex-mouvements rebelles qui ne bénéficiaient pas du même traitement que leurs collègues de l’ex-composante gouvernement. Alors que ceux du gouvernement touchaient leur solde sur base de grade, ceux des composantes  ex-rebelles recevaient un montant forfaitaire et inconstant. A titre d’exemple un Colonel ex-cndp percevait l’équivalent de la solde d’un caporal  de l’ex-composante FARDC.  Durant toutes ces années passées au sein des FARDC, nous avons été humiliés et dénigrés n’eut été la sagesse de notre part, nous aurions quitté le processus juste quelque temps après l’intégration (c’est-à-dire vers fin 2009 déjà!). Nous avions, à maintes reprises, demandé que soient   respectés les accords  signés le 23 mars 2009, mais une fin de non recevabilité était réservée à notre requête et en lieu et place nous avions subi des menaces et deux d’entre nous qui avaient signé une pétition, ont été radiés de l’armée  pour cela.

Bien que nous nous étions  convenus que les militaires intégrés ne seraient déployés que dans les deux Kivu, nous avons accepté, par patriotisme, que certains d’entre nous aillent servir sous le drapeau contre les INYELE à DONGO dans la province de l’Equateur, mais hélas, certains avaient été assassinés par leurs « frères » d’arme de l’ex-composante gouvernemental, tandis que d’autres ont subi des traitements inhumains et dégradant avant de les laisser regagner Goma. D’autres, 59 d’entre nous, qui étaient partis à DUNGU pour combattre les  LRA et les ADF-NALU ne sont jamais retourné (à l’exception d’un rescapé  qui s’etait échappé par le soudan et qui  nous a reporté les circonstances de la mort de ses collègues, tués par le major responsable du bataillon  qui, au lieu d’être poursuivi en justice, a été promu au rang de Lt Colonel en guise remerciement de la part du gouvernement de Kinshasa.

Il en est de même des militaires ex-CNDP qui ont été déployés dans des opérations à Kindu, trois d’entre eux ont été lapidés par la population au motif qu’ils étaient des rwandais. Le Nord-Kivu n’est pas laissé en reste : dans cette discrimination organisée contre les militaires ex-cndp intégrés après les accords du 23 mars 2009, le Colonel YAV, alors commandant secteur, avait fait assassiner le Lt Colonel ALI, sur l’axe Rumangabo-Rutshuru, et toutes les preuves avaient été présentées à la hiérarchie, mais aucune poursuite n’a jamais été menée en son encontre…

Durant les trois ans passés au sein des FARDC, nous n’avons fourni aucun effort pour dénoncer toutes les injustices, la corruption et le détournement des fonds alloués aux militaires et qui n’arrivaient jamais à la base.  Nous étions profondément préoccupés par les répercussions de ces injustices sur l’avenir de l’armée et de notre pays, symboles majeurs de la souveraineté nationale;  c’est pourquoi, en tant que patriotes,  nous avons attendu 3 ans pour méditer suffisamment, avant de décider, en âme et conscience, de  nous insurger contre tous ces fléaux.   Drogués en permanence dans l’espoir de se soustraire de la dure réalité de la vie qui leur est imposé par des gouvernements prédateurs, manque des soins pour les blessés de guerre, la corvée de débrouille, les vols, les extorsions, bref, la vie infra-humaine que mènent les militaires congolais, dans l’indifférence arrogante de la hiérarchie militaire et civile, la peur bleue surtout du risque constant de voir nos éléments se contaminer par ces antivaleurs ainsi que celle de participer à ce crime organisé  contre la nation et son peuple, nous avaient poussés à franchir le Rubicon.

Tout citoyen congolais est touché par l’institutionnalisation de la corruption dans notre pays mais quand  le mal ronge l’armée, cela devient  plus qu’inquiétante et tout patriote devrait le dénoncer. Nous avons fais trois ans au sein des FARDC sans solde alors que nous avons passé les épreuves du contrôle physique et l’enregistrement biométrique.  Où va la solde destinée aux militaires ? C’est une question taboue dans l’armée et, de plus en plus, les politiciens perdent leur langue quand il s’agit de dénoncer le mal. Toute personne qui en parle devient l’ennemi numéro un du régime KABILA : Ils ont  tué le Lt. Colonel BULIMASO à Masisi, ils ont tendu une embuscade au  Lt. Colonel Kifaru à Walikale, Le Colonel Byamungu a été attaqué dans son Quartier Général à Uvira, Les Lt Colonel Saddam et Nsabimana attaqués  à Fizi sans que moi qui était commandant des opérations au Sud-Kivu je ne sois informé. La chaine de commandement n’existe pas dans les Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Alors que la situation devenait de plus en plus tendue, le Chef d’Etat Major Général des FARDC au lieu de calmer le jeu et de résoudre les problèmes au sein de l’armée, il a mis le feu aux poudres : Il a appelé le Colonel Baudouin  NGARUYE à Goma pour recevoir le briefing pour rejoindre, son nouveau poste d’attache à Shabunda, en remplacement du Colonel KABUND, en lieu et place du briefing il fut humilié et désarmé  devant soldats et caporaux ; le même sort fut réservé au Colonel Zimulinda, alors qu’il était convié à une réunion avec le Chef d’Etat Major Général des FARDC.  Certains militaires ayant senti venir les menaces, se sont vite retranchés dans les montagnes de Masisi pour se protéger contre l’inconnu que ces comportements du gouvernement Kabila venaient d’adopter vis-à-vis des Officiers supérieurs ex-CNDP intégrésdans les FARDC. Le Colonel BIYOYO(Officier ex-CNDP Shi) fut intrepellé, désarmé, arrêté et transféré à Ndolo (à plus de 1000 km de sa famille). Enfin nous avons fait avec l’état Major Général beaucoup de réunions dans lesquelles j’ai dénoncé toutes les antivaleurs(la corruption, le non respect de la chaîne de commandement, le clientélisme, l’affairisme et le tribalisme qui s’installaient au sein de l’armée) et ces exactions à l’égard des militaires rwandophones et non rwandophones et, la seule réponse qui m’avait été réservée c’est l’embuscade qui m’avait été tendue à Nyabibwe, en Mai dernier, alors que je venais de Bukavu pour Goma, en réponse à l’invitation du CEMJ-Force terrestres.

Excellence les représentants des Evêques membres de la CENCO, vous êtes les premiers à avoir dénoncé avec force la culture du mensonge, de la tricherie, du vol qui s’installent au sommet de l’Etat, nous avons, dans l’armée apprécié à juste titre cette très grande contribution, qui consistait à rappeler aux autorités congolaises leur rôle des dirigeants.  Vous savez  bien que la question de la Balkanisation est un mensonge grossier inventé par le gouvernement Kabila pour embarquer le peuple congolais tout entier dans ses mésaventures bellicistes au Kivu.  L’histoire est têtue, mais il semble que les congolais n’apprennent rien de leur histoire : en 1998 lors de l’avènement de l’AFDL, ce sont les mêmes personnes qui criaient à la Balkanisation, je parle du Prof Kin Kye et le très eternel Ministre de la communication Lambert Mende Omalanga. A l’époque c’était pour discréditer et empêcher le père de celui qu’ils servent aujourd’hui à  hériter le pouvoir. Nous avions entendu la même rengaine lors de la rébellion du RCD et celle du CNDP. Cela n’étonne personne que ce pouvoir, à mal de légitimité, utilise un discours nationaliste pour se rallier les congolais, mais de là, réussir à embarquer même les Evêques, cela nous imposent des questions !

En tant que deuxième personnalité du Mouvement du 23 mars, au nom de notre Président (qui est aussi un Bishop) nous disons au peuple congolais que le M23 est un Mouvement National pour libérer tous les congolais, et que la balkanisation n’existe que dans l’imaginaire de Mende pour distraire le peuple congolais et prolonger son, peu soit-il, son séjour au pouvoir. Le Congo est un et indivisible, il restera uni et les Congolais doivent être unis  derrière le M23 pour se défendre contre cette nouvelle féodalité compradore que Kabila tend à installer à Kinshasa.

Quant à la question de l’aide que le M23 bénéficierait du Rwanda, le récent retour en pleine journée de tout un bataillon des militaires rwandais vêtus en uniformes congolais, a mis à nu les mensonges du gouvernement Kabila qui croyait qu’il continuerait à tromper éternellement au peuple congolais.  Le M23 félicite la population de Rutshuru qui a refusé de céder à la manipulation des politiciens de Kinshasa. Cette population a compris que, finalement, à chaque fois que le pouvoir de Kinshasa est menacé, il appelle le peuple à la solidarité alors que les FDLR ont toujours constitué la source principale de l’insécurité, mais le gouvernement de Kabila n’a jamais utilisé  autant des moyens que ceux déployés pour combattre le M23 !

Pour terminer, leurs Excellences, permettez-moi de rappeler à l’opinion qu’au lendemain des élections présidentielles, les Evêques du Congo s’étaient levés, comme un seul homme, pour  dénoncer les fraudes massives dont étaient entachés les scrutins.

Nous retirer dans les montagnes de Runyoni (où le gouvernement de Kabila nous a attaqué, car c’est lui qui avait pris l’initiative de la guerre dans l’espoir de nous anéantir en un clin d’œil, dans une sorte de guerre-éclair, conscient d’avoir totalement réussi à nous désorganiser par l’atomisation de nos troupes ex-CNDP en plusieurs régiments) était, pour nous, une façon de suivre votre mot d’ordre. Chers Messeigneurs, qu’est-ce qui s’est donc passé depuis ? Avez-vous changé de point de vue où tout simplement les réalités ont-elles changées ? Si tel est le cas, leurs Excellences, je voudrai, au nom de toute ma délégation, que vous :

  1. Rassuriez le peuple congolais que les élections se sont déroulées en toute transparence, liberté et régularité,
  2. Rassuriez le peuple congolais que toutes les forces négatives étrangères qui sèment l’insécurité et la désolation à l’Est de la RDCongo, ont toutes étaient éradiquées,
  3. Rassurez le peuple congolais que l’insécurité est terminée sur tout le territoire congolais du Sud-Kivu au Katanga, en passant par la province Orientale.
  4. Rassuriez le peuple  congolais que tous les réfugiés congolais vivant à l’étranger et les déplacés internes ont été rapatriés et réinstallés.
  5. Rassuriez le  peuple congolais que le social du congolais a été amélioré au point que le salaire est devenu décent et régulier,
  6. Rassuriez le peuple congolais que la justice est exercée partout et sur tout congolais.

Si vous nous rassurez solennellement de tout cela, Excellences, nous sommes prêts à déposer nos armes et à vous suivre à Goma, pour mettre fin aux hostilités.

Apres les applaudissements des Evêques, L’Evêque de Goma a pris la parole pour dire au Président à l’intérim du Mouvement, le  Colonel Makenga  SULTANI, qu’ils ont écouté attentivement, qu’ils sont désormais informés et satisfaits des assurances que le M23 a donné concernant la balkanisation.

Pour terminer son mot, le chef de la délégation des Évêques de la CENCO, a demandé ce que le M23 attendait de l’Eglise.

Prenant la parole, l’Administrateur du territoire de Rutshuru, Monsieur Benjamin MBONIMPA, est revenu sur la balkanisation en disant que c’est une intoxication, un stratagème pour se dérober de ses devoirs régaliens et qui ne relève que de la fiction et des supputations du gouvernement congolais. Aussi le M23 demande-t-il aux Evêques d’être rassurés que la balkanisation n’existe que dans la tête de Kabila et de celles de membres de son gouvernement et demande à cette délégation de corriger le message qu’elle a donné à la population en prêtant des intentions au M23. La délégation du M23 a, enfin, exhorté les Evêques à dire  fidèlement ce qui est, réellement, sorti de la bouche de l’autorité numéro un du M23, à savoir que, si cela ne peut dépendre que du M23, la Balkanisation n’existera jamais au Congo. A cet effet, le Colonel MAKENGA priera aux évêques de rapporter que les symboles de l’Etat congolais n’ont pas été touchés : le drapeau flotte et l’hymne national est partout chanté.

http://www.m23mars.org

M23 – Human Rights Watch in DR Congo Watchdog or Master Puppeteer?

By Albert Rudatsimburwa, 14 September 2012

opinion

HERE we go again… Human Rights Watch, true to its mantra of “Hating Rwanda Much” has come up with yet another damning report accusing Rwanda, alongside the M23 mutineers, of a “horrific trail of new atrocities in Eastern Congo” defined as large-scale war crimes.

This, of course, reeks of déjà vu… an ‘encore’ of some sort! We have indeed already witnessed the same methodology and media relays with the UN Group of Experts (GoE) report on the matter. Interestingly enough, the author of the HRW report and Senior Researcher in its Africa Division, Anneke Van Woudenberg, was omnipresent in mainstream media, vouching for a report she didn’t author… or did she? The similarities are too striking to ignore.

On May 31, 2012, Radio France International (RFI) had the civilian and military spokesmen of MONUSCO, Mr. Toure Penangnini and Lt. Col. Mactar Diop, both downplaying the importance of the GoE UN report and highlighting the lack of evidence on Rwanda’s alleged involvement.

Just three days after MONUSCO cleared the air on the issue, Kinshasa-based Reuters journalist, Jonny Hogg, pushed ahead with the same allegations, this time quoting HRW in the following terms: “… Officials within the Rwandan military have provided up to 300 fighters as well as weapons and ammunition to rebels battling government forces in neighboring Democratic Republic of Congo, Human Rights Watch said on Monday…”

No less damning and not far behind was the Financial Times, quoting Anneke Van Woudenberg in the following terms: “…We have documented that Rwandan military officials at senior levels are clearly involved in support for the M23…”

And that, ladies and gentlemen, is all it took for HRW to turn the World against Rwanda. But how did they manage such a remarkable ‘tour de force’? How can the UN mission, with all its military and logistical capacity, be taken to lesser account than a regular human rights organisation with questionable access to information? This is a skillfully executed mass media lobbying campaign on the part of HRW through one of its most valuable players, Anneke Van Woudenberg, present on all fronts every step of the way. According to nanojv.wordpress.com, “HRW provides International Press Agencies diverse incitements against Kigali in order to fuel THE New Politically Correct Narrative on Congo”.

You don’t need to be a rocket scientist to guess the desired outcome of this NGO; if the UN report was about getting Rwanda to be sanctioned by the International Community, as wanted by Steve Hege since 2009, this latest ‘salvo’ was clearly designed to achieve what it (HRW) had unsuccessfully tried for years with the Arusha tribunal: indict Rwandan officials!

This HRW’s obsessive quest against Kigali, though new to us, is all too familiar with another state, not unlike Rwanda… the state of Israel!

It hardly took any digging on my part to find out the scandals of yesteryears involving HRW and the Jewish State. Founded as Helsinki Watch in 1978, HRW is based in New York, headed by Kenneth Roth, its unchallenged Executive Director since 1993. According to ‘NGO Monitor’, a ‘watchdog organisation’ watching the ‘watchdogs’, here are a few interesting facts worth noting about Human Rights Watch:

• Its annual budget was $48 million in 2010; in September 2010, HRW announced a 10-year, $100 million donation from billionaire George Soros. With the grant, HRW plans to increase its staff by one-third and “to shape the foreign policies of these emerging powers, much as we have traditionally done with Western powers.”

• Many HRW officials have a history of ideological bias.

• In October 2009, HRW founder Robert Bernstein published an article in the New York Times (“Rights Watchdog, Lost in the Mideast”), strongly criticizing the organisation for ignoring severe human rights violations in closed societies, for its anti-Israel bias, and for “issuing reports…that are helping those who wish to turn Israel into a pariah state.” Bernstein could easily rephrase it using Rwanda and the Great Lakes.

• In 2009, HRW held a fundraising in Saudi Arabia using HRW’s anti-Israel bias and the specter of “pro-Israel pressure groups” to solicit funds from “prominent members of Saudi society.” At the event, Whitson boasted that HRW allegations of human rights violations were instrumental in the Goldstone mission.

• In September 2009, “senior military analyst” Marc Garlasco was revealed to be an obsessive collector of Nazi memorabilia. He was suspended and then dismissed, but his reports were not withdrawn. As shown in a Sunday Times (UK) article, “Nazi scandal engulfs Human Rights Watch” (March 28, 2010), the Garlasco issue was indicative of far deeper problems at the NGO.

• HRW holds a portion of its budget from the para-governmental organisation Oxfam Novib Dutch funded through Dutch Government Funds.

In light of this information, does it surprise anyone that Kenneth Roth is carrying on the age-old traditions of the organisation he heads, by any means necessary?

On September 11, 2012, as much of the World joined in remembering the terrorist attacks against the US, which hit particularly hard the city of New York from which he operates, Kenneth Roth was busy tweeting the following: “Rwanda military still in eastern Congo, could be aiding & abetting the war crimes of the M23 rebels, @HRW finds.”

I would have shrugged off this one as bad timing on his part if he had not already performed a similar stunt on the first day of the 18th commemoration of the 1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda; feels like incitement to me!

In light of all this, it becomes clear to many an observer that HRW is a behind-the-scene stakeholder fueling the war in Congo in sync with the likes of Steve Hege to make Rwanda a pariah state…shame and shame again for their blind supporters.

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Human watch Right accuse le M23 des crimes imaginaires ou carrément mettre à son actif ceux commis par les FARDC.

Ce jeune,appelé Jean Baptiste KANEFU,témoigne avoir été torturé par quelques element de la garde présidentielle commis à l’aéroport international de Goma.ces derniers l’ont supçonné de livrer aux rebelles de M23 le plan de l’aéroport de Goma,il a été livré par un des ses amis pendant qu’il puisait de l’eau à une borne fontaine de la RESIDESO à Birere.Jean Baptiste kanefu a passé la nuit à l’aéroport de goma puis transferé au TD.

Jamais deux sans trois! La MONUSCO vient d’entonner un refrain pour accompagner la chorale de Lambert Mende et d’Annette Van Woundenberg, analyste de HRW. Les deux battent campagne pour prouver la nécessité quant au maintien de la mission onusienne, laquelle mission s’est muée depuis belle lurette en croque mort.

Incapable de protéger la population civile dans les zones opérationnelles à travers la RDC, la MONUSCO budgétisé avec plus de 1.5 Milliard l’an est réduite à ne faire que la comptabilité des morts.

De Mitwaba, en passant par les plateaux du Marungu, les hauts plateaux du Kivu, la chaine volcanique des Virunga, au plateau de l’Ituri, les populations abandonnées par le gouvernement central congolais se sont pris en charge en livrant une guerre contre une armée nationale, éternelle complice des forces négatives du FDLR et de la LRA. Comme si partout ailleurs la paix règne, la MONUSCO ne comptabilise que les victimes du Kivu cherchant à diaboliser à tout prix la rébellion la mieux organisée du bourbier congolais.

Accusations de crimes contre l’humanité, une stratégie connue.

Si hier Kinshasa et les humanitaires comptaient encore sur la carte Ntaganda pour crucifier le M23, sa présentation comme leader de ce mouvement fortement médiatisée par la presse internationale n’aura pas apporté les résultats escomptés. La multiplication des mandats de la CPI n’a pas empêché la MONUSCO d’approvisionner par hélicoptère le général-fermier Ntaganda en bière et en sel pour son cheptel. Cette anomalie est loin d’être relayé par la communication de la mission onusienne, juste comme le nombre des victimes des bombardements du tandem FARDC-MONUSCO entre Kibumba et Rugari.

La nouvelle stratégie est celle d’accuser le M23 des crimes imaginaires ou carrément mettre à son actif ceux commis par les forces gouvernementales longtemps appuyées par la MONUSCO. source de larticle: virunganews.com

POURQUOI HUMAN WATCH RIGHT NE PARLE PAS SUR LES CRIMES COMMISES PAR LES HOMMES DE KABILA ET S”ACHARNE SUR LES MILITAIRES DISCIPLINES DE SULTANI MAKENGA

VOICI COMMENT LES HOMMES DE KABILA TORTURE

Source des photos: Page facebook de Magloire Paluku de radio Kivu one. Publier le 22Aout/2012

Ce jeune,appelé Jean Baptiste KANEFU,témoigne avoir été torturé par quelques élément de la garde présidentielle commis à l’aéroport international de Goma.ces derniers l’ont soupçonné de livrer aux rebelles de M23 le plan de l’aéroport de Goma,il a été livré par un des ses amis pendant qu’il puisait de l’eau à une borne fontaine de la RESIDESO à Birere.Jean Baptiste kanefu a passé la nuit à l’aéroport de goma puis transféré au TD.

Totrure par les hommes de Kabila a Goma

Torture par les hommes de Kabila a Goma

Totrure par les hommes de Kabila a Goma

Torture par les hommes de Kabila a Goma

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Kabila tente de négocier clandestinement. – M23 congo RDC

Joseph kabila Mutu pasi

Sauf imprévu, les émissaires triés par le bureau de Joseph Kabila sont arrivés ce jeudi 13 septembre à Kampala pour rencontrer les rebelles du M23. Sous la facilitation ougandaise, les deux parties en conflit depuis le mois d’avril 2012 examineront ensemble la possibilité d’un dénouement à la crise qui les oppose.

Avisés, les rebelles du M23 savent  bien que la discrétion entretenue par Kinshasa dans sa démarche vers eux n’est qu’une vielle tactique kinoise qui permettra de tout renier le moment venu.

« Présentement ce vilain jeu ne vaut plus la chandelle » nous confie Jean Paul Epenge, représentant du M23 en Europe.Nombreux observateurs estiment que le déploiement d’une force neutre entre la RDC et le Rwanda tel que suggéré par les travaux de la CIRGL demeure utopique, vu que ces deux pays ne sont pas en guerre.

De passage à Goma, un diplomate francophone s’étonne de voir la frontière entre les deux pays ouverte 24 sur 24 heures et ne manque pas d’humour en qualifiant la prétendue agression rwandaise de bénigne.

Kinshasa qui ce dernier temps réfutait toute forme de négociation avec le M23 semble revenir à la raison en décidant de faire un pas vers un adversaire résolu à rendre la dignité au Congo et aux Congolais.

© VirungaNews

M23 Congo – Jean marie Runiga: Francois Hollande Bienda a kinshasa Legitime un Pouvoir en difficulte

il était torture par les hommes de kabila

il était torture par les hommes de kabila

La confirmation lundi de la présence à Kinshasa du président français François Hollande au sommet de la Francophonie prévu du 12 au 14 octobre suscite diverses réactions dans la classe politique congolaise, voire dans les groupes armés actifs à l’est de la République démocratique du Congo. Jeune Afrique a recueilli la réaction de Jean-Marie Runiga, le coordonnateur politique de la rébellion du M23. Exclusivité.

Jeune Afrique : Dans son discours devant les ambassadeurs lundi dernier à l’Élysée, le président français a confirmé sa présence au XIVe Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa, capitale de la RDC. Quelle est votre réaction ?

Jean-Marie Runiga : J’ai beaucoup d’estime pour le président français François Hollande. Mais, je dois avouer que j’ai été très surpris de la confirmation de sa présence à Kinshasa. Toutes les conditions posées pour sa présence dans la capitale congolaise n’ont pas encore été tenues : la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui a bâclé les dernières élections, n’a toujours pas été enclenchée et le respect des droits humains est encore loin d’être une priorité pour le régime de Joseph Kabila. Venir dans la capitale dans ces conditions constitue une humiliation pour le peuple congolais.

Pensez-vous que cette venue annoncée de François Hollande à Kinshasa soit une marque de soutien de la France au gouvernement congolais confronté à des groupes armés, dont le M23, bénéficiant de l’appui présumé du Rwanda ?

Le M23 ne bénéficie pas du soutien du Rwanda. En tout cas, pas pour l’instant. Par ailleurs, nous considérons que François Hollande viendra à Kinshasa légitimer un pouvoir en difficulté. Un pouvoir illégitime, décrié par la majorité du peuple congolais qui risque même de se soulever pour barrer la route à la présence du président français sur son sol. Notre mouvement, lui, n’envisage aucune action pouvant perturber le séjour des délégations étrangères invitées à ce forum.

François Hollande a annoncé qu’il rencontrera sur place les membres de l’opposition politique et ceux de la société civile…

Nous nous en réjouissons, même si nous aurions préféré, pour des raisons d’impartialité, que le président français vienne aussi nous rencontrer. Cela l’aurait permis d’avoir une vision globale de la crise à l’est de la RDC.

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Propos recueillis par Trésor Kibangula

Jeune Afrique