Steve Hege: Le patron des experts de l’ONU au Congo, compromis par ses écrits révisionnistes et pro-génocidaires

Steve Hege, coordinateur du groupe “d’experts” de la Monusco (ONU au Congo) est l’auteur d’un document intitulé “Comprendre les FDLR  en République Démocratique du Congo” (UNDERSTANDING THE FDLR IN THE DR CONGO).

Steve Hege -Understanding the FDLR in The DR Congo-Fact-Sheet-Feb-09

Les FDLR sont les anciennes milices génocidaires Hutu qui poursuivent leurs activités terroristes à l’abri de la frontière congolaise (voir ici). 

Le document a été publié en 2009 pour le compte de l’ONG ” Peace Appeal Foundation”.

Ce document peut être qualifié de révisionniste  dans la mesure où il renvoie dos à dos les victimes et les bourreaux du génocide perpétré contre les Tutsi par le Hutu Power. Il justifie l’attitude actuelle des milices du FDLR comme une réaction à ce qu’il nomme le massacre de masse de réfugiés Hutu (the massive revenge killings of Hutu refugees in the eastern Congo from 1996 to 1999).

Steve Hege, en bon révisionniste qualifie d’ailleurs le génocide de “guerre civile” contre le FPR Tutsi (“during the civil war against the RPF”).

Il ne comprend pas qu’un officier des milices génocidaires ayant décidé de rentrer au Rwanda ait été jugé par une cour traditionnelle et condamné à la prison à vie (“recent Gacaca conviction and subsequent life sentence for former FDLR General Amani Amahoro”). Pour Hege le scandale n’est pas le meurtre abominable des victimes mais la condamnation du bourreau. Hege se lamente qu’une telle décision de justice risque par ailleurs de dissuader des membres des milices du FDLR de rentrer au pays.

Steve Hege s’indigne aussi que le gouvernement de Kigali ait imposé à des officiers du FDLR candidat au désarmement et au retour au Rwanda d’assister à la tenue de procès  sur le site de mémoriaux du Génocide  (voir ici). Il comprend parfaitement que les anciens génocidaires aient  refusé de s’incliner (the FDLR officers were brought to genocide memorials and refused entry).

Hege en bon militant ethno-différentialiste  fait remarquer que le pouvoir à Kigali est aux mains des “Tutsi Ougandais” (concentrated in the hands of the Ugandan Tutsi elite from the RPF”). Il épouse en cela la rhétorique de la radio génocidaire du Hutu Power qui qualifiait les Tutsi d’étrangers  sur leur propre sol (voir et écouter ici).

Steve Hege se désole également que les milices génocidaires se sentent trahies par la nouvelle entente entre le Rwanda et Congo. La paix entre le Congo et le Rwanda apparemment le dérange.

Le très religieux Steve Hege, s’insurge encore  que l’on puisse considérer les milices génocidaires comme la source du conflit régional. Il note perfide que ce n’est pas l’éradication des milices génocidaires (il met le mot éradication entre guillemets) qui va ramener la liberté politique à Kigali.  Sous-entendu, le problème ce sont les libérateurs du Rwanda, pas les génocidaires (Eradication of the FDLR, would not be a guarantee that political freedom would magically appear in Kigali”). 

Hege ne traite pas mieux le Congo qu’il qualifie au passage d’État inexistant et les forces armées congolaises qu’il qualifie de brutales : the brutal and underresourced FARDC” (notons qu’aujourd’hui les forces congolaises sont associées à la Monusco dans les raids héliportés).  

Pour Steve Hege, les FDLR, seraient de bons père de famille qui vivent des ressources des mines du Congo (vol de minéraux à l’État congolais) d’artisanat et d’agriculture (“the FDLR are also take part in mundane activities such as agriculture”).  On note que dans le même temps les rapports officiels de l’ONU parlent des trafics de drogue des FDLR.

L’expert révisionniste conclut que le FDLR n’a pas constitué de menace pour le Rwanda depuis 5 ans. Il recommande aux milices génocidaires d’attendre une reconnaissance politique lorsque l’opinion internationale se retournera contre Kigali (when international opinion eventually sours on the Rwandan regime”).

C’est ce personnage que le Conseil de Sécurité de l’ONU a recruté pour coordonner son groupe d’experts au Congo.  La mise à jour  de ces écrits révisionnistes annonce un beau scandale pour l’ONU. Quant au fumeux rapport de la Monusco, chacun sait désormais ce qu’il faut en penser [voir ici]

Copyright NanoJV

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